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Paracha PINHAS : 21 Tamouz 5777 / 15 juillet 2017

LECTURE DE LA TORAH : Pin'has,  Nombres 25:10 - 30
UN  EXEMPLE  POUR  UNE  VIE par Caroline Elishéva REBOUH

Pinhas, nous dit la Torah était le fils d’Eléazar lui-même fils d’Aharon HaCohen.

La plupart des commentateurs et les Rabbins de la Guemara s’interrogent sur la raison pour laquelle la généalogie de Pinhas est citée à la fin de la parasha précédente et au début de cette parasha. 

Nous savons, en effet, que rien dans la Torah ne s’y trouve par hasard et que donc de bonnes raisons se trouvent derrière chaque chose et, si le texte insiste sur le fait que Pinhas est fils d’Eléazar et d’Aharon c’est pour une raison bien précise et surtout pour une raison capitale qui va nous faire mieux comprendre la suite des évènements :

La personnalité de Pinhas est  si forte et entièrement tournée vers D que tout comme  à l’époque de la traversée de la Mer Rouge, Nahshon ben Aminadav a plongé suivi par tous les siens sans hésitation aucune car plein de confiance en D., ici, Pinhas voyant devant lui ce qui était déplaisant à HaKadosh baroukh Hou, n’a pas hésité un seul instant et a transpercé les corps des contrevenants de manière à ce que rien ni personne ne puisse contester cet acte commis par Zimri ben Salou.

Cet acte de zèle religieux fut largement récompensé par une longévité hors pair puisqu’il a vécu  400 ans durant (jusqu’à Yftah –Jephté) puis il a été nommé comme prophète (Eliahou HaNavi) en recevant, en conséquence, l’avantage d’être encore vivant ainsi que nous le développerons dans la haftara de Pinhas.

La Guemara Sanhédrin page 82b détaille la raison sur une autre dimension : Les Sages du Talmud affirment que les descendants d’une famille, peu importe où ils se situent sur l’échelle du temps, se rattachent toujours à leurs aïeux en recevant leurs gènes. Ainsi, Pinhas, petit-fils d’Aharon qui était « ohev shalom verodef shalom » אוהב שלום ורודף שלום c’est-à-dire qu’il aimait la paix et la recherchait toujours, était lui aussi comme son grand-père et c’est au nom de ce shalom, que voyant ce qui se déroulait devant ses yeux et malgré ce qui aurait pu se dire contre lui, attrapa sa lance et embrocha Zimri ben Salou et Cosbi la Midianite et ainsi, il parvint à calmer la colère de D.

Une question se pose à nouveau : qu’aurait-on pu dire contre lui ? C’est la raison pour laquelle on insiste sur le fait que Pinhas était fils d’Eléazar. Car, en effet, Eléazar prit pour épouse une fille de Jéthro, prêtre de Midiane et le peuple – les contestataires – aurait pu dire : Qu’a-t-il fait là ? A-t-il oublié que sa mère est Midianite pour aller tuer une Midianite ? Pour qui se prend-il surtout lorsque son grand-père lui-même a participé à la faute du veau d’or ?

Pinhas savait qu’on pourrait soulever ces questions, cependant, il n’a pas procédé à des calculs de probabilité mais il s’est  lancé dans la bataille pour faire respecter la Parole divine ! Pour faire régner le shalom sur le camp et c’est la raison pour laquelle que le vav de shalom se trouve retranché ici pour se retrouver ailleurs en signe de perfection ainsi, par la suite on retrouvera dans tout le Tanakh le nom d’Eliahou sans le vav à 5 reprises tout comme on retrouvera à 5 reprises dans le Tanakh le nom de Yaakov avec un vav car, entre ces deux éminents personnages, le vav  peut être ôté ou ajouté pour ajouter un signe  complémentaire.

Ainsi, lorsque l’on a évoqué dans la parasha de Korah la généalogie de ce contestataire, l’énumération de ses aïeux s’arrête à Lévy alors que tout le monde sait que Lévy fut le troisième fils de Jacob mais, cela vient illustrer un acte réprouvé par Jacob : Lorsque le viol de Dina fut dévoilé et que les habitants de Shekhem furent au troisième jour de leur circoncision, Shimôn et Lévy passèrent tous les mâles de Shekhem au fil de l’épée sans s’être concertés avec leur père dont ils savaient sans doute qu’il n’aurait pas adhéré à cette expédition punitive. Aussi le patriarche demanda à ne pas être nommé dans la généalogie de Korah car il n’était pas concerné.

Un sujet d’importance est également traité dans cette péricope : Tselofhad et ses filles. Tselofhad est lui aussi nommé avec sa généalogie : il fait partie de la tribu de Ménashé et le texte précise encore que Menashé était le fils de Joseph. Là encore, tout le monde sait qui était Joseph alors pourquoi préciser ceci ? Les exégètes remarquent deux éléments : après que les explorateurs aient fait leur rapport et qu’ils aient déblatéré sur le pays, certains chefs de famille ont demandé à retourner en Egypte. Et, de remarquer que de tous les fils de Jacob, le seul à avoir exigé expressément de ne pas oublier ses ossements en Egypte mais de les faire sortir  avec eux, était Joseph, démontrant s’il en était besoin de son attachement au pays de Canaân. En dignes descendantes de Joseph, les filles de Tselofhad demandèrent en conséquence de récupérer la part  domaniale qui aurait dû échoir à leur père.

Les noms des 5 filles de Tselofhad sont Mahla, Noâ, Hogla, Milka et Tirtsa, beli neder, nous consacrerons quelques lignes à ces noms qui sont très significatifs lorsque nous arriverons, sDv, à la parashat Mass’ê où nous rencontrerons ces femmes face à leur destin.

Certains voient dans ces cinq jeunes-filles des féministes mais il n’en est absolument rien : elles  sont des femmes responsables et patriotes et désireuses de perpétuer la descendance de leur père à travers une possession territoriale.

Caroline Elishéva REBOUH

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