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Bienvenue sur le site de l’association MORIAL

Notre objectif : sauvegarder et transmettre la mémoire culturelle et traditionnelle des Juifs d'Algérie. Vous pouvez nous adresser des témoignages vidéo et audio, des photos, des documents, des souvenirs, des récits, etc...  Notre adresse

e-mail : morechet@morial.fr

L’ensemble de la base de données que nous constituons sera  régulièrement enrichie par ce travail continu de collecte auquel, nous espérons, vous participerez activement.  L'intégralité du site de Morial sera déposée au Musée d’art et d’histoire du Judaïsme (MAHJ) à Paris, pour une conservation pérenne .

Tlemcen, le kiosque à musique au centre ville
Médéa : rue Gambetta (1945)
Alger : rue d'Isly (1930)
Une oasis à Ouargla (Territoire du Sud algérien)
La Grande Poste d'Alger (Photo J.P. Stora)
Square Bresson
Lycée E.-F. GAUTIER D'ALGER
Service Alger - Bouzareah
Alger : le marché de la place de Chartres
MEDEA - Le Café de la Bourse
Guyotville - La Plage

L’ARGH par Charles Baccouche

Entrée de la tombe de Rabbi Shimon bar Yochai à Mont Méron près du Nord de la ville israélienne de Safed

OMER qui signifie Gerbe et pas deuil (Cf Manitou)

Tout le monde connait l’Ag baomer et le fameux 33ème jour qui mit fin à l’épidémie "maghéfa" qui ravageait les rangs des élèves de Rabbi Akiva, qui formaient les troupes d’élite de Bar Kohba (les fils de l’Etoile) en révolte contre la puissance romaine.

L’armée romaine en profita, ce fut la défaite de Bar Khorba et le début de l’exil qui dure encore, la tradition dit que c’est le jour de l’arrivée et du départ de ce monde, Rabbi Shimôn bar Yohaï,  le 8 Iyar.

Cinquante jours séparent le premier jour de PESSAH qui célèbre la sortie d’Egypte du peuple hébreu de SHAVOUOT, qui signe l’alliance entre le Tout Puissant et son peuple par le don de la THORA, véritable pacte entre l’Infini divin et la finitude de l’Homme.

Il n’y pas de Pessah sans Shavouot et pas de Shavouot sans Pessah, il s’agit d’un seul et même évènement; il faut imaginer que le 8ème jour de Pessah est reporté au 50ème jour du Matan Thora ou cesse le décompte (Sephirat haomer)

Pessah représente la libération physique des corps et shavouot constitue la libération spirituelle des âmes. Donc, au lendemain d’un sinistre 32ème jour du Omer se leva un jour d’allégresse et de lumière, avec l’autorisation de se marier, de célébrer les bar-mitsvoth, en tous cas chez nous c’était comme ça.

Les 49 jours constituent les marches à gravir, qui de la libération physique nous mènent à la découverte de la Providence divine (Shékhina) qui se manifesta au peuple hébreu qui ont vu des voix (bizarres ces juifs) dans les nuées et les secousses de la Terre au sommet du mont Sinaï.

Tout cela on le sait par tradition, avec plus ou moins de détails, mais en Algérie on ne s’attardait pas sur ces faits, Je vais vous dire des merveilles que nous avons vécu les nous les juifs de cette terre lointaine disparue du monde et vivante dans nos mémoires.

Voyez : Lag s’écrit LARGH, avec un lamed et un guimel, ce qui donne le nombre 33 en hébreu.

En Algérie, on célébrait LARGH, car on prononçait l’hébreu authentique et le guimel sans daguesh se disait GRHIMEL 

On ne disait pas LAG BAOMER mais on "fêtait LARGH", la fête de la lumière.

Aucune tristesse ni rappel de précédentes catastrophes, on était protégé de trop des misères de trop de Savoir, LARGH est alors quasiment synonyme de fête, et en matière de fêtes, ils connaissaient les juifs d’Algérie : de Shabat en Shabat on allait d’une fête à l’autre, dans le soleil printanier du mois de Nissan au le soleil bienveillant des célébrations de Rosh Hachana (prononcer Rochana)

Vendredi soir la synagogue éclatante de lumière, on écoutait avec ravissement le Cantiques des cantiques dit "Chir Achirim acher lé Shlomo… "

Ils ne faisaient pas assaut d’érudition les Juifs de chez nous, ils faisaient assaut de rire et de "blagues", mais entendre et chanter ensemble le Cantique modulé par les voix chaudes des jeunes gens était un bonheur unique que seul la sainteté et la joie du Shabat rendait possible.

Largh était pour tous, les savants et les ignorants, une fête de lumière et de renaissance.

Les synagogues étaient illuminées, les femmes répandaient des roses devant et dans les synagogues, dont le parfum mêlé à l’eau de rose, imprégnait l’atmosphère

On allumait des bougies dans la synagogue et alors retentissait le cantique BAR YOHAÏ.

Nous faisions des vœux pour nos familles pour nous, pour le peuple d’Israël. On allait au cimetière raconter aux nôtres combien ils étaient proches dans ces réjouissances

Certains faisaient "la tournée des grands ducs" (Allez savoir pourquoi Grand Ducs, qui a vu un duc en Algérie ?) et s’offraient des gâteaux.

Ce qui ma souvient de ces temps bénis c’est que c’était un bonheur d’être juif, c’est l’idée d’une lumière s’élevant pour éclairer le firmament, les cœurs et les yeux de ce peuple heureux pour illuminer le Monde entier (Pourquoi pas ?)

Maintenant nous avons appris avec la naissance d’Israël que Bar Yohaï est enterré à Méron, que des milliers de pèlerins se rendent sur sa tombe, que l’on fait bombance dans les parcs et les floraisons du beau pays des Juifs, nous savons dire et transmettre l’épopée du peuple juif qui sortit d’Egypte par la force du Tout Puissant sous la conduite de Moshé et sa montée périlleuse vers les sommets de la grâce divine, grâce à l’enseignement de nos maitres et de nos sages.

Nous le savions aussi chez nous, mais l’ARGH restera pour toujours la fête du Lumière.

 
 

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