Imprimer
Affichages : 123

Par Caroline Elishéva REBOUH
La haftara de ce shabbat qui précède la fête de Pessah fait partie de la prophétie de Malachie qui  vécut à l’époque où une partie de la population juive de Judée exilée en Babylonie après la destruction du premier Temple, amorce son retour dans son pays d’origine et  est déclenchée la reconstruction du deuxième Temple.

Le prophète a un discours à la fois réconfortant et débilitant, car d’une part le prophète se veut rassurant en promettant que désormais, tous les sacrifices offerts seront agréés par D  admoneste la "caste" des Cohanim qui se sont laissés aller et ont été corrompus.

Le prophète se laisse aller à poser des questions qui ont toujours intrigué le peuple à savoir : pourquoi certains dont les actes sont parfaitement répréhensibles vis-à-vis de D sont comblés en richesse, honneurs, santé et bonheur alors que d’autres qui s’attachent à l’observation des commandements sont accablés de soucis, ou de dettes.

"A quoi cela sert-il" se laisserait-il  presque  déplorer le prophète bien qu’il sache  qu’il ne convient pas de servir D dans l’espoir d’en recevoir une récompense mais, ainsi que l’enseigne Shimôn hatsadik : אל תהיו כעבדים המשמשים את הרב על מנת לקבל פרס :  "al tihyou kaâvadim hameshameshim eth harav âl menat lekabel prass", soit : Ne soyez pas comme les esclaves qui servent leur maître afin de recevoir une récompense. Cette question posée depuis des millénaires trouve sa réponse dans ce qui suit.

Chaque Juif se doit, en tant que tel, de se conduire selon les préceptes pour lesquels il s’est engagé de manière particulière et communautaire à observer. Pour le reste, ce que D lui donne, quand et comment sera éclairci au moment de faire les comptes.