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Bienvenue sur le site de l’association MORIAL

Notre objectif : sauvegarder et transmettre la mémoire culturelle et traditionnelle des Juifs d'Algérie. Vous pouvez nous adresser des témoignages vidéo et audio, des photos, des documents, des souvenirs, des récits, etc...  Notre adresse

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Tlemcen, le kiosque à musique au centre ville
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Alger : rue d'Isly (1930)
Une oasis à Ouargla (Territoire du Sud algérien)
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Alger : le marché de la place de Chartres
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Guyotville - La Plage

LES LECTURES DES 3 SEMAINES ET LES DIFFERENTES COUTUMES par Caroline Elishéva REBOUH

Les Hakhamim ont fixé des lectures prophétiques qui sont lues chaque semaine après la lecture de la Torah et qui offrent un lien avec  les sidroth et, la plupart du temps, entre les différentes communautés existent des différences minimes.

Pourtant,  à une période de l’année, les haftaroth n’ont pas de lien avec la parasha,  comme l’enseigne le Tossefot : "de Bereshit au 17 tamouz on lit des haftaroth ayant un lien avec la parasha mais à partir du 17 tamouz, c’est différent."

Pourtant, si la parasha de Pinhas est lue  avant  la semaine du 17 tamouz ou après, les communautés s’engagent sur des terrains différents : les ashkenazim, les sefaradim, les edoth hamizrah et parmi eux  on remarque encore des divergences selon qu’il s’agisse d’une communauté yéménite ou tunisienne ou autre, on ne lira pas les mêmes extraits.

Le Shlah HaKadosh[1]  donne des "simanim" (ou repères) concernant les haftaroth des sections se succédant de mattot-mass’é jusqu’à la fin du livre de devarim ou deutéronome.

Il enseigne ainsi que dans la tête qui abrite notre intellect on peut dénombrer 7 orifices devant lesquels, dit-il, il faudrait  poster des juges et des policiers (shoftim veshoterim) pour empêcher l’homme de chuter et de céder aux fautes qui peuvent s’imposer à lui facilement. En effet, depuis la fin du livre des Nombres (Bamidbar), se profilent 12 parashioth que l’on peut diviser en trois sortes : les trois semaines de catastrophes, les sept semaines de consolation et les deux semaines de teshouva.

A l’instar des dix plaies d’Egypte qui ont été regroupées en « familles » de plaies, ces douze haftaroth ont été regroupées en trois sortes en associant les initiales de chacun des textes prophétiques.

Les trois haftaroth de pourânouyoth (catastrophes) sont : « dashah » initiales de Divré Yirmiyahou, Shim’ôu dvar HaShem et Hazon.

Ces trois textes font allusion à 5 sur 7 des orifices de la tête : Divré = la bouche ; Shim’ôu = oreilles ; Hazon = yeux. Car c’est à partir de ces organes que s’exprime le lashon harâ (médisance). Et, qu’à cause de la médisance surgit souvent la haine gratuite d’autrui.

Le deuxième groupe de haftaroth est :  « noâ-arkash » (nahamou de vaethanane, vatomar tsion de êkev, âniya de re’é, anohi anokhi de shoftim, rani âkara de ki tetsé, koumi ori de ki tavo, de soss assisss de nitsavim).

Le troisième groupe appartenant à shouva Israël pour la teshouva. Cette semaine dans la plupart des communautés sera lue la haftara mettant en scène le jeune Jérémie. HaShem le prévient qu’il va être prophète et il répondra (comme Moïse devant le buisson ardent) qu’il n’est pas apte à remplir une telle fonction parce qu’il est trop jeune et HaShem par la métaphore de l’amandier lui confirme qu’il a été choisi pour cela. La métaphore de l’amandier est que si telle est la volonté du Tout Puissant, de même que dans l’Arche la branche d’amandier d’Aharon a fleuri et produit des fruits en une nuit, lui Jérémie pourrait être prophète dès lors qu’HaShem l’aura décidé et qu’en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, il sera prophète.

LE PROPHETE JEREMIE naquit en -655 près de Jérusalem. Il n’était âgé que de 59 ans lorsque fut détruit le temple de Salomon. Il fut exilé et continua à prophétiser même lorsqu’il se trouvait en Egypte où et il fut enterré. Il commença à être prophète à 28 ans alors que Yoash était roi en Israël.  Les rois qui se succédèrent pendant sa fonction furent : Yoahaz, Joachim, Yehoyakhin, Tsidkiyahou.  Comme toujours Jérémie exhorta le peuple à se renforcer et à revenir vers D, et il prévint ses compatriotes de catastrophes qui pourraient arriver au peuple s’ils ne revenaient pas à de meilleurs sentiments.

Jérémie serait décédé en -411 à l’âge de 244 ans.

Le mot français « jérémiade » vient du nom de Jérémie car il utilisait comme langage des plaintes pour illustrer ce que serait le futur de ce peuple à la conduite inconstante.

Caroline Elishéva REBOUH.

 


[1] Yshâya Halévy Horowitz auteur du célèbre ouvrage « shné louhoth habrith » (d’où le diminutif « shlah ») 1558-1630.

 

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