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Jérémie 7:21-28; Jérémie 9:22-23

Par Caroline Elishéva REBOUH

Etant donné que parasha tsav tombe souvent sur l’une des quatre shabbatot spéciales entre Pourim et Pessah, on n’a que peu souvent l’occasion de lire le texte de cette haftara qui se trouve dans la prophétie de Jérémie  (chapitre 7, et le tout début du chapitre 8).

A vrai dire, la nature humaine n’apprécie pas toujours d’être réprimandée et d‘entendre de durs reproches bien qu’ils soient mérités. 

Objectivement, l’histoire a prouvé que le peuple juif a souvent fauté et a été infidèle au point de rompre tout engagement vis-à-vis de D et rompre toutes les attaches. Jérémie admoneste sévèrement le peuple.

A quoi bon ces sacrifices offerts alors que, par ailleurs la conduite du peuple est inconvenante se lamente le prophète ?

Ce peuple qui fut le témoin des bienfaits divins n’a de cesse que de contrevenir aux paroles de la Torah qui sont éternelles et qui devraient servir de guide pour la vie tout entière.

S’adonner à l’idolâtrie de cette façon peut-il être pardonné par des sacrifices ? Ces sacrifices pourraient-ils être agréables à l’Eternel ? Jérémie  souhaite parvenir à secouer le peuple afin qu’il se conduise conformément à la promesse des Pères. Ces reproches, réprimandes et admonestations ne sont pas adressées uniquement par Jérémie mais, nous l’avons déjà vu, Isaïe l’a déjà fait et bien d’autres ont désavoué ce peuple ingrat et à la nuque roide.