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Bienvenue sur le site de l’association MORIAL

Notre objectif : sauvegarder et transmettre la mémoire culturelle et traditionnelle des Juifs d'Algérie. Vous pouvez nous adresser des témoignages vidéo et audio, des photos, des documents, des souvenirs, des récits, etc...  Notre adresse

 e-mail : morechet@morial.fr -  lescollecteursdememoire@morial.fr

L’ensemble de la base de données que nous constituons sera  régulièrement enrichie par ce travail continu de collecte auquel, nous espérons, vous participerez activement.  L'intégralité du site de Morial sera déposée au Musée d’art et d’histoire du Judaïsme (MAHJ) à Paris, pour une conservation pérenne .

Tlemcen, le kiosque à musique au centre ville
Médéa : rue Gambetta (1945)
Alger : rue d'Isly (1930)
Une oasis à Ouargla (Territoire du Sud algérien)
La Grande Poste d'Alger (Photo J.P. Stora)
Square Bresson
Lycée E.-F. GAUTIER D'ALGER
Service Alger - Bouzareah
Alger : le marché de la place de Chartres
MEDEA - Le Café de la Bourse
Guyotville - La Plage

Pour les Rabbins d'Algérie au XIXe siècle, consulter le"Dictionnaire biographique des rabbins et autres ministres du culte israélite - France et Algérie - du Grand Sanhédrin (1807) à la loi de Séparation (1905)" (Berg International Editeurs).

 

 


RIBACH (1326-1408)
RACHBATS (1361-1444)


Rabbi Ephraïm ENKAOUA (1359-1442) : Le RAB de Tlemcen.

Né à Tolède en 1359, il fuit l’Espagne en 1391, suite aux persécutions des Juifs – son père, Israël Elnkaoua, grand Rabbin de Tolède, meurt sur le bûcher. Il fréquenta plusieurs yechivot (écoles rabbiniques) d’Espagne. Son intelligence et son savoir firent l’admiration de ses maîtres. Il fit de brillantes études de médecine à l’université de Palencia (fondée au 13ème siècle par Samuel Elnkaoua, ministre d’Alphonse IX).

Il prend le chemin de l’exil pour Marrakech, puis arrive à Honaïn (port de Tlemcen). Selon la tradition, il aurait fait jaillir une source, comme Moïse. Il aurait guéri la fille du Sultan Abou Tashfin, refusant toute rémunération. En récompense, le Rab obtint l’autorisation pour les Juifs de s’installer à l’intérieur de la ville et d’y construire un Temple. Il sera le fondateur de la communauté juive de Tlemcen. Il fit venir de nombreux Juifs d’Espagne (dont 500 familles réfugiées dans les Baléares).

Le Rav composa un grand nombre d’ouvrages philosophiques dont Chaar Kevod Hachem (A la gloire de l’Eternel).

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tableau original sur lequel figure en hébreu, un chant à la gloire du
Rav Enkaoua de Tlemcen.
Sur la photo de droite, la traduction de ce chant a été réalisée par Lucien Alezra,
Président d'honneur de la Communauté juive de Meudon-la -forêt.
La mise en forme graphique a été effectuée par Rony Komlos,
de cette même Communauté.


tombeau-du-rab-encaoua

Souvenir du RABB ALNKAOUA (Ziara-1909-Tlemcen; Imprimerie Jacob Soffer, 9 rue de la Révolution-Oran)- ci-dessous.
La Hiloula (anniversaire de la mort) du Rab est célébrée en même temps que celle de Rabbi Bar Yohaï, le 33ème jour de l’Omer (Lag BaOmer). Grand rabbin vénéré, sa tombe a fait l’objet de pèlerinages.Sur sa tombe est gravée l’épitaphe « Ici, repose, celui qui fut notre orgueil, notre couronne, la lumière d’Israël, notre chef et maître, versé dans les choses divines, homme miraculeux, le grand Rabbin Ephraïm Elnkaoua, que son mérite nous protège…

D’après RAB- Rebi Ephraïm ElnKaoua de Tlemcen (Grand Rabbin Achel Israël Hadas-Lebel, Tlemcen 1954).

Pour photos actuelles : http://zlabia.com/forum/read.php?9,4056

 

Lire les très belles pages qu'a ecrites sur lui Alfred ENKAOUA, son déscendant: [LIRE)LE RAB EPHRAÏM ALN'KAOUA

 


Lire le texte de la conférence: "Les dimensions de l'héritage de RABBI EPHRAIM ALN'KAOUA" donnée le 5 décembre 2010 ,par Alfred ENKAOUA au Centre Communautaire de Paris LIRE

 


Lire article du Pr Albert Bensoussan sur les Juifs de Tlemcen http://www.terredisrael.com/wordpress/?p=14422  

et sur le role des rabbins et des leaders communautaires dans l'Algérie de 1830 à 1962 http://www.terredisrael.com/infos/?p=24187

et l’Histoire du Rab de Tlemcen et pèlerinage (1978) par Georges Chouraqui http://www.terredisrael.com/Rav-Tlemcen.php

 

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Samuel Aboulker Alger 1815 Jérusalem 1895

 




Samuel Aboulher, né à Alger en 1815, était issu d'une famille de notables très anciennement établie en Algérie. Il était l'aïeul d'une lignée de médecins qui se sont illustrés dans ce pays durant la période française. Sur l'acte de naissance de son fils Moïse, né en 1843, il est déclaré comme « sacrificateur ». Âgé de vingt-huit ans, époux de Nejma Narboni, il fait rectifier l'orthographe de son nom qui deviendra Aboulker au lieu de Aboulher.

Il n'était pas riche et donnait à Alger des leçons d'hébreu pour vivre. Par la suite, devenu Rabbin, puis Grand Rabbin, il fur très vénéré, tant par les juifs que par les Arabes. On raconte que lorsqu'il passait dans la rue, les petits arabes venaient embrasser sa veste de drap noir.

Il avait une connaissance approfondie des livres saints et il rédigea un ouvrage de commentaires qui fut donné à sa mort à son disciple, le Grand Rabbin Hannoun (livre qui, à ce jour, n'a jamais été retrouvé).

Il eut quatre enfants : deux garçons, David et Moïse, et deux filles, Semha et Régine.

Devenu veuf, il se remaria, et en 1890, il partit pour la Terre Sainte avec son épouse. On raconte qu'une foule désolée l'accompagna jusqu'à son bateau, dont le Cardinal Lavigerie(1). Il mourut à Jérusalem et fut enterré au Mont des Oliviers.

En 1926, son petit-fils, le docteur Henri Aboulker, en croisière avec sa famille, retrouva sa tombe. Mais après la guerre de 1967, elle fut détruite, le cimetière ayant été saccagé.

Pour la «petite histoire », on dit que la romancière Elissa Rhaïs(2)dans son livre les juifs et la fille d'Eléazar aurait pris pout modèle d'Eléazar cet aïeul Samuel Aboulker.

1. L'éphéméride du journal La Dépêche Algérienne du 20 juillet 1936 rappelle cet événement.

2. Voir la biographie d'Elissa Rhaïs dans  les cahiers d'Afrique du Nord n°9

 

http://www.memoireafriquedunord.net/biog/biog18_Aboulker_Samuel.htm

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Manitou : le maître de la tradition orale.par Raphy MARCIANO




Né en 1932 à Oran Léon Ashkénazi est le second d’une famille de six enfants. Son père David Ashkénazi sera successivement Grand Rabbin d’Oran et d’Algérie. Le jeune Léon fréquente l’école rabbinique d’Oran. A Orsay, il deviendra l’élève de Jacob Gordin et étudiera à Paris avec le Rabbin Elie MUNK, il sera le disciple du Rav Tsvi Yehouda KOOK. Exclu de l’école pendant la guerre, Léon Ashkénazi poursuivra ses études de philosophie en 1946 à la Sorbonne. A Orsay, il côtoiera à la fin de la guerre Robert Gamzon, il fera partie de la promotion II où il épousera Bambi.

En 1950, Manitou devient Directeur d’Orsay, Président de l’UEJF et l’aumônier et commissaire général des EEIF. Il participe à la fondation du DEJJ-France et du Centre Communautaire – Poissonnière.

En 1968, Manitou fait son alya à Jérusalem où il crée l’Institut Maayanot.

A la différence, des autres grandes figures de l'école de pensée juive de langue française (André Neher, Emmanuel Levinas, Elianne Amado, Jacob Gordin) Léon Ashkenazi –Manitou, ne se définit pas comme un écrivain, comme un homme de l'écriture, mais plutôt comme un homme de la tradition orale.

Différents ouvrages, portant sa signature sont parus jusqu'à présent, mais il s'agit dans tous les cas de la retranscription, par des disciples, d'un enseignement oral du maître. Car pour Manitou transmettre, enseigner, éduquer, sont des actes de parole, de communication, où s'expriment des pensées, des idéaux, des espérances ; de ce point de vue il est le continuateur d'une longue lignée, des maîtres du judaïsme classique, qui depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours ont privilégié le lien intime, intense, et profond qui lie le « moreh » et le « talmid », le transmetteur du savoir et le disciple.

Pour Manitou comme l'appelaient chaleureusement ses amis en pensant au totem des EEIF, l'éducation juive ne peut plus être de nos jours, une pure et simple répétition de la pédagogie des siècles précédents ; aujourd'hui, pensait-il, nous ne pouvons plus enseigner la Bible et le Talmud, comme nous l'avons enseigné dans le passé, car un événement majeur, révolutionnaire, radical s’est produit au XXème siècle et a changé profondément la nature de l'existence juive : la création de l'État d'Israël, qui marque la fin de ce qu'il appelle « la diaspora du Second Temple », c'est-à-dire la longue période où les juifs cherchent à survivre, dans un exil, dans la dispersion, à travers le monde, après la fin du royaume de Judée de l'an 70.

Nous avons changé de statut historique, car nous ne vivons plus dans l'époque de la « diaspora du Second Temple » mais plutôt à l'époque inédite de « la construction de la Troisième Maison d'Israël »

L'État d'Israël est la pierre fondatrice de cet édifice de l'histoire juive.

Cet enseignement constitue l'intuition la plus originale et la plus profonde.

Il suffit de lire les commentaires des cinq livres de la Torah par Manitou, pour s'apercevoir que cet événement majeur de l'histoire juive, marque profondément son interprétation des textes sacrés. Quand Manitou explique la Paracha « Lekh-Lekha » avec le premier appel divin, au patriarche Abraham, de quitter sa terre natale, pour partir vers Canaan, Manitou y voit le commencement de la longue trajectoire historique d'Israël.

Il lit le texte en se disant : « nos ancêtres sont venus s'installer sur cette terre, où nous avons séjourné durant des siècles. Aujourd’hui, la boucle est bouclée, nous sommes de retour sur notre terre ».

C'est là une lecture existentielle du texte, car pour Manitou les textes de l'écriture biblique s'adressent aux lecteurs juifs, et font appel à leur intelligence, et à leur sensibilité. Tout au long de ses conférences, sur les différentes lectures de la Torah, nous trouvons la même grille interprétative : un livre qui s'adresse à un peuple, et qui établit un lien entre des hommes et une terre, car la terre d'Israël, est pour Manitou une dimension incontournable de l'existence juive.

L'exil a duré trop longtemps et il n'est pas éternel, il ne constitue pas une fatalité à laquelle la nation d'Israël est censée se soumettre avec résignation.

La Gola est juste une épreuve historique.

L’enseignement de Manitou ne s'adresse pas à un cercle de fidèles dévots, engagés dans une stricte religiosité. Il s'adresse à tous les héritiers de la maison d'Israël, car pour Manitou l'existence juive n'est pas une adhésion à une doctrine, à un dogme, ou un rite, elle est l'inscription dans une Histoire, dans un passé, dans un avenir. De façon telle que tous les juifs du monde, quel que soit leur degré d'engagement religieux, sont les héritiers et les continuateurs de ce patrimoine spirituel.

Enseigner pour Manitou c’est s’adresser à tous, dans un langage audible pour tous, il n’enseigne pas dans un langage « yechivatique », dans un langage de culpabilisation, ou de moralisation, mais dans un « langage d'engagement », parfois derrière un humour décapant et avec un don pour la narration.

Formant des générations de disciples, Léon Ashkenazi a marqué le judaïsme et la vie juive de son époque du sceau de son enseignement, de sa personnalité et de son vaste esprit de synthèse.

Raphy Marciano

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Photos de quelques rabbins d'Algérie
(ouvrage collectif de Jean Laloum et de Jean-Luc Allouche "Les juifs d'Algérie")




Sidi Fredj Halimi Grand Rabbin de Constantine
Collection Guillaume Hadjedje

Commentaires (5)

 

1. Jarred Dim 05 Jan 2014  javascript:void(0);

 

bonjour www.morial.fr et vous remercier pour votre info - J'ai certainement pris quelque chose de nouveau à partir d'ici que j'ai fait mais l'expertise à quelques questions techniques utilisant ce site web , car j'ai vécu à recharger le site Web de nombreuses fois précédentes à je pourrais l'obtenir pour charger correctement, je m'étais demandé si votre hébergement est OK ? Non pas que je me plains , mais la stagnation des instances de temps de chargement sera souvent une incidence sur votre placement dans Google et vous pouvez endommager votre score de qualité si la publicité et de marketing avec Adwords Quoi qu'il en soit , je suis d'ajouter ce flux à mon email et je pouvais regarder dehors pour beaucoup plus de votre contenu passionnant respectifs Assurez-vous que vous mettez à jour ce nouveau bientôt vous souhaiter bonne chance dans la nouvelle année !

 

2. deborah Mar 23 Juil 2013

bonsoir ,vous ne mentionnez pas le grand rabbin kabaliste Rabbi ITSHAK DRAÏ de Sétif!!!
il apourtant accompli de nombreux miracles!!!

 

3. cohen-scali Mer 15 Mai 2013

Bonjour,bravo pour toute cette documentation,afin de ne pas oublier nos racines.je vous demande de compléter le nom du dayan et grand rabbin d'Oran jusqu'en 1948.Son nom est David Cohen-scali , et non Cohen seulement.
je vous remercie

 

4. TORRENT Ven 05 Avr 2013

Bonjour,je cherche tous renseignements sur mon trisaieul,le Rabbin Salomon Zerbib(1810-1890) d'Ager.Ma grand mére me disait qu'il était grand rabbin, et se souvenait(Elle avait 9 ans) que tous les magasins juifs d'Alger avait fermé le jour de ses obséques

 

5. mr megdoud Ven 15 Fév 2013

bonjour
c'est un honneur pour moi de decouvrir l'histoire des juifs d'algerie.
c'est avec un grand respect et honneur de pouvoir d'abord vous remercier d'avoir ouvert l'acces a cette partie de l'histoire d'algerie et d'algeriens, ensuite de dire oh combien cela serait formidable que les juifs d'algerie puissent vivre heureux parmis leur freres algeriens comme avant.
bon courage.

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