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Août 1934 à CONSTANTINE 

 

                    Par

 

 

  Jacques Nakache (AJOC)         

 

 

 

 
Nées d’une échauffourée banale entre un juif et un petit groupe de musulmans, les émeutes de Constantine causent la mort de 28 juifs et instaurent l’état d’urgence dans les communautés juives algériennes.
 

                    Lettre d’Emile Morinaud, Maire de Constantine * à  Emile Barkatz  2eme   Maire Adjoint.        

 
 
 
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* Document appartenant à Jacques NAKACHE*
 
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Témoignage de Josy ADIDA-GOLDBERG 

 

 

Dans mon enfance, il y eut aussi cette terrible journée du 5 août 1934.

J’avais cinq ans et demi. C’était une torride journée d’été. Nous étions tous réunis chez mon grand-père et BOUCHAREB, l’homme de confiance faisait seul les courses, tant il était dangereux de sortir en ville.

La promenade habituelle en auto avait été supprimée. À l’époque, je ne comprenais pas pourquoi. Aux questions, que nous posions tous, nous les enfants qui étions réunis chez mon grand-père, il n’y avait qu’une seule réponse : “vous êtes trop jeunes pour comprendre."

Autorisés à jouer, nous sentions que nous devions le faire sans bruit. En ce cinq août 1934, des choses m’intriguaient. Que se passait-t-il donc ? La porte d’entrée, jamais fermée à clé, qu’il suffisait d’ouvrir en tournant le loquet, était maintenant verrouillée et la barre de fer posée. Et puis, le téléphone sonnait souvent dans le vestibule. Par moments, en tendant l’oreille, nous arrivions à saisir des bribes de conversation des adultes : cuvette, sang, égorgé.

Plus tard, lorsque je fus en âge de comprendre, on m’avait expliqué longuement la tragédie : Des familles d’israélites avaient été égorgées par des émeutiers arabes. Le gouvernement français n’avait rien fait pour arrêter le massacre. J’avais été particulièrement frappée par l’assassinat de toute une famille amie, à l’exception d’un enfant de onze ans, caché par son père dans le grenier de leur maison. Tapit dans les combles, il assistera à la tuerie, hébété sans pousser un cri.

 

Extrait de la conférence donnée le dimanche 11 novembre 2012

Par Josy ADIDA-GOLDBERG, au Musée d’art et d’histoire du Judaïsme (mahJ).

Dans le cadre de Livres Vivants : présentation du livre "Les deux pères"

Source : Jacques Nakache – AJOC 2012

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Photos envoyées par le gardien du cimetiére de Constantine le 30/07/2018     


 

 

KEREN KAYEMETH LEISRAËL Fonds National Juif

BOSQUET À LA MEMOIRE DES VICTIMES DU POGROM DE CONSTANTINE
DU 5 AOUT 1934  ( 24 Av 1344)

 

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