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Bienvenue sur le site de l’association MORIAL

Notre objectif : sauvegarder et transmettre la mémoire culturelle et traditionnelle des Juifs d'Algérie. Vous pouvez nous adresser des témoignages vidéo et audio, des photos, des documents, des souvenirs, des récits, etc...  Notre adresse

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L’ensemble de la base de données que nous constituons sera  régulièrement enrichie par ce travail continu de collecte auquel, nous espérons, vous participerez activement.  L'intégralité du site de Morial sera déposée au Musée d’art et d’histoire du Judaïsme (MAHJ) à Paris, pour une conservation pérenne .

Tlemcen, le kiosque à musique au centre ville
Médéa : rue Gambetta (1945)
Alger : rue d'Isly (1930)
Une oasis à Ouargla (Territoire du Sud algérien)
La Grande Poste d'Alger (Photo J.P. Stora)
Square Bresson
Lycée E.-F. GAUTIER D'ALGER
Service Alger - Bouzareah
Alger : le marché de la place de Chartres
MEDEA - Le Café de la Bourse
Guyotville - La Plage

Agé de 21 ans, j’ai  vécu cette période et me trouvais dans la rue au moment du drame.

 

Ce dimanche matin,  je m’étais rendu à une réunion, sans me douter de ce qui devait arriver. J’apprends alors qu’il y a une émeute sans en connaitre les raisons qui l’ont déclenchée.

A ce moment j’habitais rue Perrégaux, la principale artère du quartier arabe, la dernière maison appartenait aux frères Bentchicou, manufacturiers en tabac. Cette maison jouxte la ‘’Medersa’’ faculté coranique.

Le Tramway que je prends, m’amène à cette Merdesa, alors que des émeutiers attaquaient les magasins juifs de la rue nationale, éventrant les devantures sortant et déchirant les coupons de tissus, et commençant à incendier les intérieurs.

Je ne pouvais rentrer chez moi, des milliers d’arabes, dans un espace de rue de 50 mètres, gesticulaient, hurlaient, encouragés par les you-yous des femmes arabes. Je descendis dans la rue Nationale jusqu’au pont EL KANTARA, pour essayer de rejoindre mon domicile par la passerelle Perregaux. Je ne pouvais m’imaginer que j’aurais pu être jeté dans le Rhumel.

Sans succès je retournais et en passant devant la gare, j’ai été arrêté par une bande d’énergumènes, sur deux rangs. Je fonçais et me retrouvais le bras ensanglanté par un coup de couteau devant les bureaux de la gare qui s’ouvrirent.

Un arabe (que je dénonçais par la suite comme mon sauveur) m’attire à l’intérieur de la gare. J’étais en sécurité. Ce n’est que vers 16 heures, le calme étant revenu, que je pus rejoindre mon domicile. Par la suite j’ai pu réfléchir à ces évènements.

Place Molière, devant la Merdesa, se trouvait un café, siège d’un mouvement politique anti français, la MNA (mouvement national arabe). Là se réunissaient de très nombreux arabes, intellectuels : avocats, médecins, professeurs, tous ayant profité d’un enseignement français au lycée.

Pendant que je descendais, après ma réunion, les militaires faisaient une haie, espacés les uns des autres de 10 mètres environ, l’arme au pied. Mais curieusement ces militaires étaient des tirailleurs algériens, tous arabes, fusil au pied, mais sans cartouche, la baïonnette au côté, donc sans volonté de repousser la foule en furie.

La garnison de Constantine, était une division composée  d’un régiment de Zouaves (tous juifs), d’un régiment de chasseurs à cheval, qui aurait pu charger et d’un régiment de Sénégalais, consignés dans leur quartier, car ennemis ancestraux des arabes et ces éléments du train ou équipages des services divers.  Donc une armée anti juive depuis très longtemps,  immobilisée par la volonté de son général Kieffer.

Quant aux émeutes, elles étaient dirigées par le docteur Ben Djelloul, Ben Habibe descendant du Bey, et par des européens les croix de feu et autres pro-hitlériens. 

                 Maurice CORCOS

 

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