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Bienvenue sur le site de l’association MORIAL

Notre objectif : sauvegarder et transmettre la mémoire culturelle et traditionnelle des Juifs d'Algérie. Vous pouvez nous adresser des témoignages vidéo et audio, des photos, des documents, des souvenirs, des récits, etc...  Notre adresse

 e-mail : morechet@morial.fr -  lescollecteursdememoire@morial.fr

L’ensemble de la base de données que nous constituons sera  régulièrement enrichie par ce travail continu de collecte auquel, nous espérons, vous participerez activement.  L'intégralité du site de Morial sera déposée au Musée d’art et d’histoire du Judaïsme (MAHJ) à Paris, pour une conservation pérenne .

Tlemcen, le kiosque à musique au centre ville
Médéa : rue Gambetta (1945)
Alger : rue d'Isly (1930)
Une oasis à Ouargla (Territoire du Sud algérien)
La Grande Poste d'Alger (Photo J.P. Stora)
Square Bresson
Lycée E.-F. GAUTIER D'ALGER
Service Alger - Bouzareah
Alger : le marché de la place de Chartres
MEDEA - Le Café de la Bourse
Guyotville - La Plage

 

PAR SERGE DAHAN PRESIDENT DE MORIAL

Mi-octobre 2025, la synagogue Chaloum Lebhar, située dans le quartier de Bab El Oued à Alger, a été rasée par les autorités Algérienne.

Officiellement, la décision aurait été motivée par un « risque d’effondrement ».

C’est un bien symbole de plus de cent ans d’histoire qui vient d’être effacé des rues d’Alger.

Édifiée en 1894, sur un terrain de 180 m2 donné au consistoire d’Alger par Chaloum Lebhar, la synagogue du nom du bienfaiteur fut longtemps l’un des lieux les plus vivants du judaïsme algérien.

Capable d’accueillir jusqu’à 500 fidèles, la synagogue conçue pour de grandes célébrations, était orné d’une teinture rouge recouvrant le Tabernacle avec des céramiques de chaque côté.

Les familles y célébraient mariages, fêtes et offices. Elle faisait partie de ces lieux de culte qui tissaient le lien entre une communauté profondément enracinée dans la société algérienne et la ville qu’elle aimait.

 

Alger. 1936. Synagogue de la rue de Dijon, dite « synagogue des mariages ».  © Photothèque de l’Alliance israélite universelle. Bibliothèque AIU.Alger. 1936. Synagogue de la rue de Dijon, dite « synagogue des mariages ». © Photothèque de l’Alliance israélite universelle. Bibliothèque AIU.

Aujourd’hui, il n’en reste rien.

 

Avant 1962, environ 140 000 Juifs vivaient en Algérie.

Après l’indépendance, presque tous ont quitté le pays.

Synagogues, écoles, cimetières et archives ont peu à peu disparu, laissés à l’abandon, convertis ou détruits.

Ce processus, lent mais constant, a conduit à un quasi-effacement du patrimoine juif algérien, pourtant constitutif de l’histoire nationale.

La démolition de Chaloum Lebhar n’est pas un simple acte administratif, elle traduit une indifférence institutionnelle à la mémoire plurielle du pays.

Détruire un édifice comme celui-ci, c’est détruire ce qu’il représentait : une Algérie où la diversité religieuse et culturelle coexistait, où Juifs, Chrétiens et Musulmans partageaient des quartiers, des vies.

L’argument du péril technique ne saurait justifier l’oubli.

Dans tous les pays attachés à leur histoire, des bâtiments fragiles sont restaurés, documentés, classés.

Rien n’empêchait les autorités algériennes d’engager une démarche de sauvegarde patrimoniale, d’enregistrer le bâtiment, d’en préserver la mémoire architecturale, ou, à défaut, d’en expliquer publiquement les raisons de la démolition.

Ce geste brutal s’ajoute à une série d’effacements qui réduisent l’histoire juive d’Algérie à un souvenir clandestin. Pourtant, cette histoire est aussi celle de l’Algérie elle-même : des Femmes et des Hommes qui ont contribué à sa culture, à son économie, à sa modernité.

Effacer leurs traces, c’est appauvrir la mémoire nationale.

Préserver ces lieux, c’est au contraire reconnaître que la richesse d’un pays se mesure aussi à sa capacité à valoriser son passé dans toute sa complexité.

 

Nous, membres de l’association Morial, appelons les défenseurs du patrimoine à s’engager dans un inventaire et à une protection active des sites juifs encore existants en Algérie.

Quand une synagogue disparaît, ce n’est pas seulement un bâtiment qu’on abat c’est un fragment d’histoire commune qu’on enterre"

 
 

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