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Bienvenue sur le site de l’association MORIAL

Notre objectif : sauvegarder et transmettre la mémoire culturelle et traditionnelle des Juifs d'Algérie. Vous pouvez nous adresser des témoignages vidéo et audio, des photos, des documents, des souvenirs, des récits, etc...  Notre adresse

 e-mail : morechet@morial.fr -  lescollecteursdememoire@morial.fr

L’ensemble de la base de données que nous constituons sera  régulièrement enrichie par ce travail continu de collecte auquel, nous espérons, vous participerez activement.  L'intégralité du site de Morial sera déposée au Musée d’art et d’histoire du Judaïsme (MAHJ) à Paris, pour une conservation pérenne .

Tlemcen, le kiosque à musique au centre ville
Médéa : rue Gambetta (1945)
Alger : rue d'Isly (1930)
Une oasis à Ouargla (Territoire du Sud algérien)
La Grande Poste d'Alger (Photo J.P. Stora)
Square Bresson
Lycée E.-F. GAUTIER D'ALGER
Service Alger - Bouzareah
Alger : le marché de la place de Chartres
MEDEA - Le Café de la Bourse
Guyotville - La Plage

Par Serge Dahan, 

Président de l'Association Morial

L’utilisation de bombes à fragmentation contre des zones civiles israéliennes constitue une violation grave du droit international. Le silence de la communauté internationale interroge sa cohérence et engage sa responsabilité.

Certaines armes ne relèvent pas d’un simple choix militaire, mais d’une décision politique profondément immorale. Les bombes à fragmentation en font partie.

Ces armes ne visent pas : elles dispersent. En s’ouvrant en plein vol, elles libèrent des dizaines, parfois des centaines de sous-munitions sur des zones étendues, sans distinction entre civils et combattants. Leur logique n’est pas celle de la précision, mais celle d’une saturation aveugle. Leur effet est diffus, incontrôlable, durable, conçu pour semer la panique et inscrire la peur dans le quotidien des populations.

Par Serge Dahan, Président de l'Association Morial

La Shoah n’appartient pas au passé. Elle continue d’interroger notre présent, notre langage et notre capacité à nommer le réel.

Pour les Juifs d’Algérie, comme pour l’ensemble du peuple juif, elle n’a jamais été un événement lointain. Elle s’est imposée d’emblée comme une réalité qui nous concernait directement, dans notre condition, dans notre histoire, dans ce qu’elle révélait de notre vulnérabilité.

La Shoah s’est aussi imposée à travers une conscience plus ancienne, celle de l’unité et de la solidarité du peuple juif.

L’histoire des Juifs d’Algérie est ancrée dans une culture biblique. Les Juifs d’Algérie inscrivent la Shoah dans une mémoire longue, celle d’un peuple confronté, à travers les siècles, à la persécution, à l’exil, à la mise en danger de son existence même.

La connaissance des textes, des récits, des épreuves traversées, de l’exil à la destruction, donne aux événements contemporains une intelligibilité immédiate.

Par Serge Dahan, Président de l'Association Morial

À l’occasion de Yom HaZikaron, cette tribune revient sur un engagement souvent oublié : celui de volontaires juifs venus du monde entier, et notamment d’Algérie, pour soutenir l’État d’Israël menacé en 1948.

Le 29 novembre 1947, l’Organisation des Nations unies adopte la résolution 181, prévoyant le partage de la Palestine mandataire en deux États, l’un juif, l’autre arabe.

Ce vote, dans le contexte immédiat de l’après Shoah, donne une traduction politique à une aspiration ancienne. Mais il est immédiatement rejeté par les États arabes et par la Ligue arabe, qui contestent la légitimité du partage.

Dès décembre 1947, une guerre civile éclate en Palestine sous administration de l’Empire britannique.

Le 14 mai 1948, David Ben Gourion proclame l’indépendance de l’État d’Israël.

Le lendemain, les armées de plusieurs États arabes, Égypte, Transjordanie, Syrie, Irak, Liban entrent en guerre avec pour objectifs la destruction de cet État naissant et de mettre fin à la présence juive.

Par Serge Dahan, Président de l'Association Morial

En 1948, quelque chose bascule.

La nouvelle traverse la Méditerranée, portée par les radios, les journaux, mais surtout par les voix : un État juif vient d’être proclamé. Mais avant cette annonce, il y a eu l’attente.

Une attente tendue, suspendue au vote de l’Organisation des Nations unies en novembre 1947. Pour la première fois, une instance internationale est appelée à se prononcer sur la possibilité pour le peuple juif de retrouver sa souveraineté sur la terre d’Israël.

En Algérie comme dans de nombreuses communautés juives, ces débats sont suivis avec attention. Les informations circulent de manière fragmentaire, mais elles suffisent à nourrir une incertitude réelle : rien n’est encore acquis.

Par Serge Dahan, Président de l'Association Morial

Dans la tradition juive, le temps n’est jamais neutre. Il est travaillé, compté, habité. La période de l’Omer en est une illustration particulièrement exigeante : durant quarante-neuf jours, du lendemain de Pessa'h jusqu’à Chavouot, chaque soir, un jour est nommé, énoncé, compté. Mais ce décompte n’est pas arithmétique. Il est spirituel. Chaque jour porte un message, une qualité à travailler, une dimension de l’âme à affiner. La tradition mystique y voit une progression intérieure : on ne passe pas de la libération à la révélation d’un seul élan, mais par un cheminement patient.

Cet itinéraire, pourtant, n’est pas linéairement lumineux. Il est traversé par une mémoire sombre, associée à Rabbi Akiva. Les sources talmudiques rapportent qu’une épidémie frappa ses disciples durant cette période, « parce qu’ils ne se comportaient pas avec respect les uns envers les autres ». La formule est brève, mais elle inscrit au cœur du calendrier une exigence simple et radicale : l’élévation spirituelle ne peut se construire sans justesse dans la relation à autrui.

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