- Affichages : 2548
Par le professeur Paul B. Fenton
Il fut question récemment sur le site de Morial, du pèlerinage de Mostagnanem. L’article peu détaillé qui y fut consacré appelle quelques précisions.
Ce pèlerinage sur les tombeaux des sages, dits de la Sidra, figurait parmi les célébrations votives les plus importantes du judaïsme algérien. Tout comme la sépulture de Rabbi Isaac Bar Sheshet(le Ribash) (m. 1408) à Alger,et celle de Rabbi Efraim Al-Naqâwa (m. 1442) à Tlemcen, les tombeaux des sages de la sidra furent l’objet d’un important culte. Celui-ci avait lieu à Lag be-‘Omer, le 33e jour après la fête de Pâque,et attirait de très nombreux pèlerins des villes de l’Oranie et jusqu’au Maroc. Or, l’identité de cessages et la raison de leur vénération demeurent entourées de mystères.
- Affichages : 4222
Par Norbert Bel-Ange

Nombreuses sont les interprétations que l'on donna à leur nom générique. S'agissait-il du texte étudié chaque semaine à la Synagogue ? De l'arbre à l'ombre duquel ils reposent ? De la haie de jujubiers sauvages protégeant leur dernier sommeil ? On dit que ces sages furent brûlés vifs avec des sefarim attachés sur leur poitrine.
- Affichages : 3517
Par Norbert Bel-Ange
Grande Synagogue de Mostaganem
En 1391, lors de la première expulsion, les grands maitres furent du voyage.
Parmi eux, les « Hahmé Hafdidra » ou des sages de la sidra enterrés au cimetière juif de la ville. Voici l’une des légendes attachées à leurs nom : un beau matin, sur une mer calme on les vit. Des sepharim arrimés sur leurs corps les avaient sauvés d’une mort certaine. Depuis, sur leurs tombes, lors de Lag Baomer ce furent force libations ouvertes à tous et ce jusqu’à la veille de l’indépendance algérienne.
- Affichages : 3191
Par Norbert Bel-Ange

Le 28 juillet 1833, les Français entrent dans Mostaganem. Le 19 juin 1857, après neuf ans de tractations et de travaux, Mostaganem possède une Synagogue toute neuve pouvant accueillir jusqu'à 500 personnes. Oran n'aura sa grande Synagogue qu'en 1919.
Si le Rabbin Meimoun ben Reuben Abbou, dans le courant de cette deuxième moitié du XIXe siècle, déplore les mœurs dissolues de ses ouailles, ce n'est pas faute de les avoir instruites par ses ouvrages emplis de sagesse et imprimés à Livourne.
- Affichages : 20349
Par Norbert Bel-Ange
Les menbres de la Hevra Kadisha autour des Hakhmei Hassidra
Les Sages de la Sidra, étaient ces Rabbins venus d'Espagne, ici pour enfin jouir d'un havre de paix après les tribulations et les tourments endurés.
On n'a jamais su vraiment pourquoi on les appelait comme ça. Toutes les légendes à ce propos ne sont qu'imagination.
Il y avait 2 Synagogues qui se sont retrouvées plus tard en plein quartier arabe ; il était donc scabreux de s'y rendre. On en avait alors créé une troisième, plus petite, en quartier européen, dans les années 50, On avait connu dans les temps anciens, les Rabbins David Cohen, Jacob Soussan, Saadia Médioni, Makhlouf Ben Hanin, Abraham Ben Natan le Sépharade, Moché, Yossef et Yehouda Alachkar.
