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L’aimée de tous, le 24 octobre à 20h30

Le spectacle musical original L’Aimée de Tous – Habîbat El Kol, rend hommage aux artistes qui ont marqué la Tunisie des années 20 et donne l’occasion de revenir sur le parcours musical d’une jeune chanteuse, actrice et danseuse, au tempérament flamboyant et aux talents multiformes qui deviendra la charismatique et audacieuse Habiba Msika.
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Ce parcours croisé, mahJ-Institut du monde arabe, propose de faire découvrir la richesse du patrimoine commun aux cultures juive et musulmane.
Un parcours croisé composé de deux visites à deux voix, par une conférencière du mahJ et une autre de l’IMA, à la découverte de la richesse du patrimoine partagé par les cultures juive et musulmane.
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Hommage au rabbin Daniel Farhi, disparu le 23 août 2021.
Fervent défenseur pour la mémoire de la Shoah, il est le rabbin fondateur du MJLF (Mouvement juif libéral de France) entouré du président Roger Benarosch, de Madame Colette Kessler directrice de l’enseignement et d’une trentaine de familles issues de l´ULIF (Union Libérale Israélite de France) de la rue Copernic.
Le rabbin Daniel Farhi est à l'origine, avec les Fils et Filles des Déportés Juifs de France, de la Journée de la lecture publique ininterrompue, pendant 24 heures, des noms des déportés juifs de France.
La date est celle retenue par l’État d’Israël pour la commémoration des victimes de la Shoah et des héros de la Résistance juive pendant la Seconde Guerre mondiale : "Yom HaShoah".
Extrait du texte prononcé le 30 avril 1992 (yom hashoah 5752) :

Je te promets d’être
la mémoire de ta mémoire…
Par
DANIEL FARHI
(18/11/1941- 23/08/2021)
Où que ce soit, quand que ce soit, je serai là avec toi, le dernier survivant...
Tu t’appelleras Yankélé ou Maurice, John ou Yitzhak, Hannalé ou Rosa, Joanna ou Madeleine;
Tu habiteras Jérusalem ou Paris, Chicago ou Moscou, Southampton ou Amsterdam.
Parce que tu seras le dernier survivant, je serai là, je te le promets.
Je te promets d’être la mémoire de ta mémoire.
Je te promets que ce que tu as enduré ne sera pas oublié de la conscience humaine.
Je te promets cette ultime justice de ne pas laisser ton nom ni ta souffrance disparaître de l’histoire universelle.
Tu étais un seul homme, une seule femme. Pourtant, c’est comme si tu avais été une humanité souffrante.
Et, parce que tu seras le dernier, ce sera mon devoir de reprendre ton martyre comme on prendrait un relais, non pour le revivre, mais pour le dire aux temps futurs, pour témoigner devant l’histoire afin qu’on n’absolve plus des criminels, pour l’enseigner aux enfants et qu’adultes devenus, ils construisent une société consciente de son passé et résolument tournée vers un avenir de justice, de fraternité et de paix.
Daniel Farhi
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Préface par André S. CHARBIT , Président de La Fraternelle, de l’ouvrage "TLEMCEN - Mille ans d'histoire d'une communauté juive".

La vie n'était pas toujours facile à Tlemcen et les misères n'y étaient pas rares, mais nous y étions heureux.
Même ceux qui étaient partis s'établir à Oran, au Maroc ou en métropole se plaisaient à rappeler leur origine tlemcénienne, énumérant les membres de leur famille, proche ou lointaine, qui en étaient issus, faisant le compte des mariages qui les avaient reliés entre eux : nous étions le fils ou la fille de..., le petit-fils ou le cousin de...
Ces rappels ne faisaient que nous rapprocher davantage. Il y avait aussi des querelles, mais elles restaient toujours des petites querelles de famille.
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GAZETTE SPECIALE
En hommage à André CHARBIT, né à Tlemcen le 13 septembre 1928, et disparu le 26 août 2021, il est inhumé le 30 août au cimetière Morasha de Ramat Hasharon, en Israël.
La transmission et le maintien des traditions tlemcéniennes étaient pour André Charbit, plus qu’un devoir : il y a consacré sa vie.

La synagogue de la Fraternelle à Paris
La Fraternelle (Union nationale des amis de Tlemcen - UNAT), association à buts cultuel, culturel et philanthropique, a été créée en 1947 à Paris, pour regrouper les familles juives originaires de Tlemcen (Algérie) et leurs sympathisants.
En 1962, suite au rapatriement des juifs d'Algérie, l’UNAT fait l'acquisition d'un local à Paris, dans le 17e arr. Dix ans plus tard, l’association s'installe au 15 rue des Petites Ecuries dans le 10e arr. mais, le lieu est détruit par un incendie en 1999.
Sous l'impulsion dynamique de son Président, André Charbit, et de ses membres, un nouvel endroit, dans la même rue - 56 Rue des Petites Écuries, est acquis. Sont Inaugurés en 2002, un centre culturel avec une synagogue. Les offices selon le rite tlemcénien y ont été célébrés sans interruption depuis.
L’UNAT avait été géré par une direction collégiale de trois membres : Roger Bansard, Robert Djian et Joseph Charbit, le frère d'André; et, ensuite par lui-même vers 1980.
Le père d’André, Jacob Charbit grand rabbin de Tlemcen décédé en 1982, en était le chef religieux.
Cette importante réalisation ne libéra cependant pas ses auteurs de l'obligation d’organiser, dans de grandes salles parisiennes (le Palais des Congrès de Paris ou La Maison de la Mutualité), les offices des grandes fêtes que fréquentaient massivement les Tlemcéniens, composés de près de 900 personnes, dispersés dans la capitale et ses environs.
La Fraternelle, a réussi à regrouper un millier des familles tlemcéniennes qui voulaient continuer de prier ensemble. Il avait aussi fallu prendre toutes les dispositions pour leur permettre de se loger à proximité de ces lieux de prière provisoires.
Publications d'ouvrages
- Pour permettre la participation des fidèles aux prières et maintenir le rite de Tlemcen dans son originalité, les rituels de Rosh Ha-Shana et de Kippour, accompagnés d'une traduction française, furent réédités par les soins de l'association.
Cliquer sur l'image pour l'agrandir
- Peu après ce fut le tour du Shir Yedidot qui rassemble tous les poèmes et cantiques chantés lors de certaines fêtes, des mariages, des circoncisions et de la cérémonie des Tefilin.
- En 1995, les éditions LA FRATERNELLE ont publié une série limitée de luxe : "Tlemcen mille ans d'histoire d'une communauté juive", avec une couverture reliée en cuir pleine peau doré à l'or fin 22 carats et tranche or.
- En 2005, suite à la demande de nombreux lecteurs est publié "A l'ombre du Rab - Le souvenir de Tlemcen", qui fait suite au précédern ouvrage par un volume consacré au souvenir.


André Charbit est à l'origine de cette fondation, dont l'objectif est
- De conserver et de préserver le patrimoine mémoriel de la Communauté juive d’Algérie et plus particulièrement de Tlemcen.
- Valoriser, restaurer et promouvoir le dit patrimoine historique et culturel.
- Soutenir l’action sociale et philanthropique par l’aide des personnes ou familles en grande difficulté.
- Attribuer un prix à une œuvre littéraire, une œuvre historique ou autre ouvrage artistique se rapportant au judaïsme d’Algérie
Une synagogue "Ephraïm Enkaoua" à Jérusalem
André Charbit est aussi à l’origine de l’acquisition de la synagogue du Rav Ephraïm Enkaoua de Tlemcen, au Centre mondial du patrimoine juif de l'Afrique du Nord, à Jérusalem, .au 12 Rehov King David.
Cela malgré de nombreuses difficultés à surmonter pour la réalisation de ce projet.
Pour en savoir plus :
https://www.morial.fr/18-actualites/1615-hiloula-du-rab-de-tlemcen-a-jerusalem.html
Un pèlerinage à Tlemcen en mai 2005

André Charbit, organise en mai 2005, un voyage à Tlemcen à l’occasion de la fête de Lag Baomer, (18 Iyar 5765 : vendredi 27 mai 2005).
Environ 140 pèlerins, arrivés à l’aéroport de Tlemcen étaient attendus par les autorités locales.
Les premiers jours, une visite avait été organisée pour rencontrer les personnes qui vivaient dans ce qui avait été leurs domiciles avant 1962.
Une visite avait aussi été prévue sur les lieux de leur enfance, pour revoir et retrouver les traces du leur passé et les souvenirs de leur pays natal.
Mercredi 25 mai, une soirée était organisée avec l'Ambassadeur de France en Algérie, son attaché culturel, et la présence des maires des willayas de Tlemcen et des environs.
Jeudi 26 mai, les voyageurs ont pu effectuer leur pèlerinage collectif de "Lag Baomer", appelé «Hiloula» sur le tombeau du rabbin Ephraïm Enkaoua, en présence, de l'Ambassadeur de France en Algérie, qui a déposé, une gerbe de fleurs au Monument aux morts du cimetière juif de Tlemcen.
Ensuite les voyageurs tlemcéniens se sont recueillis sur les tombes des membres de leurs familles.




