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La transmission et le maintien des traditions tlemcéniennes étaient pour André Charbit, plus qu’un devoir : il y a consacré sa vie.

La synagogue de la Fraternelle à Paris
La Fraternelle (Union nationale des amis de Tlemcen - UNAT), association à buts cultuel, culturel et philanthropique, a été créée en 1947 à Paris, pour regrouper les familles juives originaires de Tlemcen (Algérie) et leurs sympathisants.
En 1962, suite au rapatriement des juifs d'Algérie, l’UNAT fait l'acquisition d'un local à Paris, dans le 17e arr. de Paris. Dix ans plus tard, l’association s'installe au 15 rue des Petites Ecuries dans le 10e arr. mais, le lieu est détruit par un incendie en 1999.
Sous l'impulsion dynamique de son Président, André Charbit, et de ses membres, un nouvel endroit, dans la même rue - 56 Rue des Petites Écuries, est acquis. Sont Inaugurés en 2002, un centre culturel avec une synagogue. Les offices selon le rite tlemcénien y ont été célébrés sans interruption depuis.
L’UNAT avait été géré par ue direction collégiale de trois membres : Roger Bansard, Robert Djian et Joseph Carbit, le frére d'André; et, et ensuite par lui.même vers 1980.
Le pére d’André, Jacob Charbit grand rabbin de Tlemcen décédé en 1982, en était le chef religieux.
Cette importante réalisation ne libéra cependant pas ses auteurs de l'obligation d’organiser, dans de grandes salles parisiennes (le Palais des Congrès de Paris ou La Maison de la Mutualité), les offices des grandes fêtes que fréquentaient massivement les Tlemcéniens, regroupant près de 900 personnes, dispersés dans la capitale et ses environs.
La Fraternelle, a réussi à regrouper un millier de familles tlemcéniennes qui voulaient continuer de prier ensemble. Il avait aussi fallu prendre toutes les dispositions pour leur permettre de se loger à proximité de ces lieux de prière provisoires.
Publications d'ouvrages
- Pour permettre la participation des fidèles aux prières et maintenir le rite de Tlemcen dans son originalité, les rituels de Rosh Ha-Shana et de Kippour, accompagnés d'une traduction française, furent réédités par les soins de l'association.
Cliquer sur l'image pour l'agrandir
- Peu après ce fut le tour du Shir Yedidot qui rassemble tous les poèmes et cantiques chantés lors de certaines fêtes, des mariages, des circoncisions et de la cérémonie des Tefilin.
- En 1995, les éditions LA FRATERNELLE ont publié une série limitée de luxe : "Tlemcen mille ans d'histoire d'une communauté juiv", avec une couverture reliée en cuir pleine peau doré à l'or fin 22 carats et tranche or.
- En 2005, suite à la demande de nombreux lecteurs est publié "A l'ombre du Rab - Le souvenir de Tlemcen", qui fait suite au précédern ouvrage par un volume consacré au souvenir.


André Charbit est à l'origine de cette fondation, dont l'objectif est
- De conserver et de préserver le patrimoine mémoriel de la Communauté juive d’Algérie et plus particulièrement de Tlemcen.
- Valoriser, restaurer et promouvoir le dudit patrimoine historique et culturel.
- Soutenir l’action sociale et philanthropique par l’aide des personnes ou familles en grande difficulté.
- Attribuer un prix à une œuvre littéraire, une œuvre historique ou autre ouvrage artistique se rapportant au judaïsme d’Algérie
Une synagogue "Ephraïm Enkaoua" à Jérusalem
André Charbit est aussi à l’origine de l’acquisition de la synagogue du Rav Ephraïm Enkaoua de Tlemcen, au Centre mondial du patrimoine juif de l'Afrique du Nord, à Jérusalem, .au 12 Rehov King David.
Cela malgré de nombreuses difficultés à surmonter pour la réalisation de ce projet.
Pour en savoir plus :
https://www.morial.fr/18-actualites/1615-hiloula-du-rab-de-tlemcen-a-jerusalem.html
Un pèlerinage à Tlemcen en mai 2005

André Charbit, organise en mai 2005, un voyage à Tlemcen à l’occasion de la fête de Lag Baomer, (18 Iyar 5765 : vendredi 27 mai 2005).
Environ 140 pèlerins, arrivés à l’aéroport de Tlemcen étaient attendus par les autorités locales.
Les premiers jours, une visite avait été organisée pour rencontrer les personnes qui vivaient dans ce qui avait été leurs domiciles avant 1962.
Une visite avait aussi été prévue sur les lieux de leur enfance, pour revoir et retrouver les traces du leur passé et les souvenirs de leur pays natal.
Mercredi 25 mai, une soirée était organisée avec l'Ambassadeur de France en Algérie, son attaché culturel, et la présence des maires des willayas de Tlemcen et des environs.
Jeudi 26 mai, les voyageurs ont pu effectuer leur pèlerinage collectif de "Lag Baomer", appelé «Hiloula» sur le tombeau du rabbin Ephraïm Enkaoua, en pr
ésence, de l'Ambassadeur de France en Algérie, qui a déposé, une gerbe de fleurs au Monument aux morts du cimetière juif de Tlemcen.
Ensuite les voyageurs tlemcéniens se sont recueillis sur les tombes des membres de leur famille.
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GAZETTE SPECIALE
En hommage à André CHARBIT, né à Tlemcen le 13 septembre 1928, et disparu le 26 août 2021, il est inhumé le 30 août au cimetière Morasha de Ramat Hasharon, en Israël.

Préface de l'ouvrage de Simon SCHWARZFUCHS
TLEMCEN - "Mille ans d'histoire d'une communauté juive"
Par
André S. CHARBIT
Président de La Fraternelle
Union Nationale des Amis de Tlemcen
La vie n'était pas toujours facile à Tlemcen et les misères n'y étaient pas rares, mais nous y étions heureux.
Même ceux qui étaient partis s'établir à Oran, au Maroc ou en métropole se plaisaient à rappeler leur origine tlemcénienne, énumérant les membres de leur famille, proche ou lointaine, qui en étaient issus, faisant le compte des mariages qui les avaient reliés entre eux : nous étions le fils ou la fille de..., le petit-fils ou le cousin de... Ces rappels ne faisaient que nous rapprocher davantage. Il y avait aussi des querelles, mais elles restaient toujours des petites querelles de famille.
En 1962, nous avons pu craindre que tout cela s'écroule, et les premières années de notre rapatriement n'ont pas toujours favorisé notre regroupement. Les soucis du quotidien étaient si nombreux que, souvent, il n'y avait plus beaucoup de temps pour autre chose.
Cependant, la solidarité traditionnelle des Tlemcéniens n'a jamais cessé d'étendre ses bienfaits sur ceux qui en avaient le plus besoin. Cette même solidarité nous a empêchés de nous abandonner et d'oublier ce que nous avions été. Grâce au ciel, nous avons pu nous regrouper, avec l'aide et les conseils de nos amis et parents qui nous avaient précédés en métropole, s'y étant établis dès la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Nous devons rendre hommage à tous ceux qui ont repris le drapeau de La Fraternelle, et qui ont recréé autour d'elle notre petit Tlemcen. Nous devons remercier tous ceux qui depuis 1947, grâce à la clairvoyance dont ils ont alors fait preuve par cette initiative, furent les instigateurs du regroupement.
Nous tenons de même à dire toute notre reconnaissance à nos rabbins Jacob Charbit Zal et Haïm Touati Zal, de même qu'au rabbin Salomon Tapiéro et au hazan Marcel Attias, qui ont si longtemps dirigé nos offices.
Nous devons également rendre hommage à tous ceux qui, à Paris comme à Marseille, ont permis aux Tlemcéniens de se retrouver entre eux. Notre reconnaissance va aux membres-fondateurs de notre communauté à Paris ainsi qu'à ceux qui, installés à Marseille en 1962, ont su créer la synagogue du 14, rue Saint-Dominique.
Nos remerciements vont enfin à tous ceux, membres du conseil d'administration ou simples fidèles, dont l'aide et le dévouement permettent la vie quotidienne de La Fratemelle.
La situation nouvelle du judaïsme a rapproché nos communautés. Après le grand et tragique bouleversement des communautés juives d'Europe est venu notre tour : nous n'avons pas été décimés, mais nous sommes partis ensemble. Aujourd'hui encore, les familles peuvent se réunir : les enfants et les petits-enfants peuvent rendre visite à leurs parents et grands-parents, mais ce n'est plus l'intimité d'antan.
Si notre tradition de convivialité a survécu, ce n'est plus celle de tous les jours. Nous sommes dispersés dans des villes immenses, et nous sommes heureux de constater que nous désirons toujours nous rencontrer. A Tlemcen, nous vivions ensemble.
André S. CHARBIT
Extrait de la préface de l’ouvrage "TLEMCEN" de Simon SCHWARZFUCHS
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Une mémoire en musique...
La Compagnie Transmosaïk vous invite à découvrir sa création 2021.

ExilOfoN présente la trajectoire émotionnelle vécue par de nombreux chanteurs originaires d'Algérie depuis 60 ans.
⇒ 25 septembre à 20h30
A l'Atelier Coriandre, 86 rue Gaston Lauriau, 93100 Montreuil ; Métro 9 Mairie de Montreuil
Ce que l'histoire sépare, la musique le répare...
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De Daniel Farhi et Francis Lentschner

Cet ouvrage de 158 pages a été édité le 07/06/1997 chez l’éditeur Berg International
Quatrième de couverture
Confrontées à la modernité et semblant incapables de trouver les réponses appropriées au changement des mentalités, les religions du Livre se crispent sur leurs traditions tandis qu'émergent des groupes fondamentalistes qui cherchent à imposer leur vérité.
Le judaïsme n'échappe pas à cet état de fait mais aucune prise de position outrancière, qu'elle relève du domaine spirituel ou politique, et dont les médias se font volontiers l'écho, ne peut prétendre traduire, il faut le souligner, l'opinion des Juifs en général.
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Par le Rabbin Daniel Fahri

Cet ouvrage de 288 pages est paru le 3 janvier 2008, chez l’éditeur Albin Michel
Résumé
Depuis 1974, le rabbin Daniel Farhi a identifié son nom à la mémoire des victimes de la Shoah. Il a notamment, depuis 1990, instauré la célébration en France du Yom Hashoah, la journée commémorative inaugurée en Israël en 1951.
Il a surtout organisé à Paris la lecture publique, ce jour-là, des noms des déportés juifs de France.
Ce recueil contient les "sermons" et allocutions qu'il a prononcés lors de ces commémorations. Pour lire le texte, cliquer sur :




