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Dimanche 1er septembre 2019 de 12h00 à 17h30, dans la "Cour d'honneur" du mahJ, dans le cadre des Journées européennes de la culture et du patrimoine juifs, la traditionnelle braderie de la librairie propose plusieurs centaines d’ouvrages d’occasion à tout petit prix.
Renseignements pratiques
Hôtel de Saint-Aignan
71, rue du Temple - 75003 Paris
T. 01 53 01 86 60
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Par Simon DARMON

Vers onze heures, au jour du grand marché, les rues étaient encombrées de calèches pimpantes attelées de chevaux fringants ornés de pompons et de clochettes.
Les gens riches faisaient charger par leurs serviteurs des paniers de provisions et des colis contenant cent objets divers pour la joie des femmes et des enfants.
A l'ombre d'une arcade, quelques vieillards, enveloppés dans leur burnous, étaient assis par terre, en tailleur, contemplant les allées et venues.
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Par Simon DARMON

Un étranger, chargé de sacoches pleines d’or, arriva un jour à Boghari et y épousa l’une des jeunes filles les plus belles.
Il loua une maison spacieuse, engagea des domestiques et traita son épouse comme une reine. Chaque jour il dépensait largement pour la nourriture et, à chaque retour, rapportait des habits brodés et des bijoux.
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Août 1934 à CONSTANTINE
Par
Jacques Nakache (AJOC)
Lettre d’Emile Morinaud, Maire de Constantine * à Emile Barkatz 2eme Maire Adjoint.
Témoignage de Josy ADIDA-GOLDBERG
Dans mon enfance, il y eut aussi cette terrible journée du 5 août 1934.
J’avais cinq ans et demi. C’était une torride journée d’été. Nous étions tous réunis chez mon grand-père et BOUCHAREB, l’homme de confiance faisait seul les courses, tant il était dangereux de sortir en ville.
La promenade habituelle en auto avait été supprimée. À l’époque, je ne comprenais pas pourquoi. Aux questions, que nous posions tous, nous les enfants qui étions réunis chez mon grand-père, il n’y avait qu’une seule réponse : “vous êtes trop jeunes pour comprendre."
Autorisés à jouer, nous sentions que nous devions le faire sans bruit. En ce cinq août 1934, des choses m’intriguaient. Que se passait-t-il donc ? La porte d’entrée, jamais fermée à clé, qu’il suffisait d’ouvrir en tournant le loquet, était maintenant verrouillée et la barre de fer posée. Et puis, le téléphone sonnait souvent dans le vestibule. Par moments, en tendant l’oreille, nous arrivions à saisir des bribes de conversation des adultes : cuvette, sang, égorgé.
Plus tard, lorsque je fus en âge de comprendre, on m’avait expliqué longuement la tragédie : Des familles d’israélites avaient été égorgées par des émeutiers arabes. Le gouvernement français n’avait rien fait pour arrêter le massacre. J’avais été particulièrement frappée par l’assassinat de toute une famille amie, à l’exception d’un enfant de onze ans, caché par son père dans le grenier de leur maison. Tapit dans les combles, il assistera à la tuerie, hébété sans pousser un cri.
Extrait de la conférence donnée le dimanche 11 novembre 2012
Par Josy ADIDA-GOLDBERG, au Musée d’art et d’histoire du Judaïsme (mahJ).
Dans le cadre de Livres Vivants : présentation du livre "Les deux pères"
Source : Jacques Nakache – AJOC 2012
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Photos envoyées par le gardien du cimetiére de Constantine le 30/07/2018

KEREN KAYEMETH LEISRAËL Fonds National Juif
BOSQUET À LA MEMOIRE DES VICTIMES DU POGROM DE CONSTANTINE
DU 5 AOUT 1934 ( 24 Av 1344)
Copyright © Août 2018 AJOC.
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Cet ouvrage broché de 130 pages est paru le 24 juin 2019 chez l'Harmattan
Dix-neuf nouvelles de Philippe Lipchitz, sur la mémoire de la Grande Rafle.
Dix-neuf destins. Dix-neuf hommes, femmes, enfants rattrapés par l’Histoire qui ces années-là n’était qu’une implacable Tragédie.
Bientôt les voix des témoins se seront éteintes. Alors, il faudra se poser la question : comment assumer le travail de mémoire ?
Ce sera, sans doute, l’un des lourds héritages que nous devrons porter. Nous, c’est-à-dire ceux de ma génération, celle que j’appelle la génération du Silence. Nés moins de dix ans après l’impensable, il nous faut prendre le chemin de la fiction. Pour nous inventer ce que l’on hésite toujours à imaginer.







