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Bienvenue sur le site de l’association MORIAL

Notre objectif : sauvegarder et transmettre la mémoire culturelle et traditionnelle des Juifs d'Algérie. Vous pouvez nous adresser des témoignages vidéo et audio, des photos, des documents, des souvenirs, des récits, etc...  Notre adresse

 e-mail : morechet@morial.fr -  lescollecteursdememoire@morial.fr

L’ensemble de la base de données que nous constituons sera  régulièrement enrichie par ce travail continu de collecte auquel, nous espérons, vous participerez activement.  L'intégralité du site de Morial sera déposée au Musée d’art et d’histoire du Judaïsme (MAHJ) à Paris, pour une conservation pérenne .

Tlemcen, le kiosque à musique au centre ville
Médéa : rue Gambetta (1945)
Alger : rue d'Isly (1930)
Une oasis à Ouargla (Territoire du Sud algérien)
La Grande Poste d'Alger (Photo J.P. Stora)
Square Bresson
Lycée E.-F. GAUTIER D'ALGER
Service Alger - Bouzareah
Alger : le marché de la place de Chartres
MEDEA - Le Café de la Bourse
Guyotville - La Plage

Chaque nouveau récit qui nous vient d’Israël soulève un pan de la mémoire juive.

Pour son premier roman, L’énigme Elsa Weiss (traduction Rosie Pinhas-Delpuech, Actes Sud, 2019, 205 p., 21€), Michal Ben-Naftali, universitaire et traductrice (notamment de Derrida et de Kristeva), plonge dans un épisode dramatique de la Shoah : le sauvetage de 1684 Juifs hongrois grâce à Rudolf Kastner, un avocat juif de Transylvanie, au terme de tractations avec l’Allemagne nazie.

Celui que Schindler qualifiait, d’"homme le plus courageux", fut néanmoins accusé de collaboration et, au terme d’un procès où la justice israélienne l’accusa d’avoir « vendu son âme au diable » – mais ce jugement fut annulé un an après −, il fut assassiné à Tel Aviv par un illuminé ultra-nationaliste.

 

Saviez-vous que dans un des plus hauts lieux du christianisme, dédié à Marie Madeleine, une vingtaine de jeunes filles juives furent sauvées de la déportation par un Prêtre qui ne parla jamais ?

 

Cet événement est décrit dans le livre  "Et les enfants furent sauvés" de Didier Nebot (Editions Erick Bonnier)

 

15 aout 1944… 15 aout 2014… 70 ans : Débarquement de ProvenceLe 22 aout 1944, à la suite du débarquement de Provence, les tirailleurs algériens et les tabors marocains libérèrent, à la Sainte Baume, près de Toulon, une vingtaine de jeunes filles juives des griffes des nazis.En ces temps difficiles de tension entre les hommes, il est bon de rappeler aujourd’hui cette belle histoire qui montre que les hommes de bonne volonté peuvent se tendre la main.

1942 : Partout en France, la chasse aux juifs s'intensifie 
Germaine Ribière, sur les directives du  Docteur Levy de l’OSE, beau père du regretté André Chouraqui, se rend à la Sainte-Baume et demande au Père Piprot d'Alleaume, un Dominicain, d'accueillir une vingtaine de jeunes filles juives, âgées de 14 à16 ans, la plupart d’origine étrangère, que l'on ne sait plus où cacher.
C’est risqué ! Le Père Piprot d’Alleaume office à la Sainte Baume, près de Toulon. Cet endroit, est un lieu mythique. Marie Madeleine, une des disciples de Jésus, y aurait vécu une trentaine d’années, au début de l’ère chrétienne, après avoir été chassée de Judée par les Romains. Beaucoup de monde s’y rend régulièrement en pèlerinage.

Le Père Piprot d’Alleaume a une idée de génie : pour ne pas éveiller les soupçons, il se rend à Vichy pour voir le Maréchal Pétain. Laval est présent lors de cette entrevue. Le Père  expose son projet : créer une école hôtelière en vue de former les adolescentes à l’hôtellerie.

Le Maréchal encourage vigoureusement cette initiative et lui promet même des fonds. "Il va de soi, que vous ne prendrez pas de juives." dit Laval "Oh non, bien sûr que non" affirme le Père Piprot dAlleaume. Fort de cet appui et avec une petite équipe il protège ces jeunes filles, à l’abri des regards indiscrets. Il tient ainsi plus d’une année.

Malheureusement, au début du mois d’août 1944, le Père Piprot d’Alleaume est convoqué à la Kommandantur de Marseille : il a été dénoncé. "Nous savons tout, vous hébergez des juives !" lui dit-on à la Kommandantur Le Père se défend tant bien que mal. Il retourne à l’hôtellerie s’attendant au pire et tout le monde prie avec ferveur. Effectivement, une descente en force de la gestapo est prévue pour le 21 août.

15 août 1944 : les alliés débarquent en Provence.

Et, et le 21 août au matin, les abords de l’hôtellerie sont remplis de soldats alliés qui se sont déployés dans la nuit. Les jeunes juives sont sauvées par les troupes militaires coloniales composées en grande partie de tabors marocains et de tirailleurs algériens.

Dans ce sanctuaire dédié à Marie Madeleine, ce fut un véritable miracle !

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L'ouvrage : "Et les enfants furent sauvés"

est l’objet d’une adaptation audiovisuelle.

 

Voici en préambule quelques photos de la rencontre très émouvante du dimanche 30 septembre 2019 entre :

- Marie Wodowska, 91 ans, la dernière survivante du groupe des jeunes filles juives placées à la Sainte Baume en 1942,  et

- Les enfants d’Hilde Mann, une de ses camarades de la Sainte Baume.

Ils sont venus spécialement des Etats-Unis pour la circonstance.
 

 

 

Les deux interviews de Didier Nebot sur une télé canadienne 

           Première   partie             https://youtu.be/j8vwyv91o-4

           Deuxième partie             https://youtu.be/QyOUQDgxjR0

 

En 1943 l’OSE (l’Oeuvre de Secours aux Enfants) confia un groupe de jeunes filles juives, âgées de 14 à 16 ans, la plupart d’origine allemande, à un Dominicain, le Père Piprot d’Alleaume. Celui-ci, dans le plus grand secret et au péril de sa vie, les sauva de la déportation en créant une école hôtelière à la Sainte Baume. Quelques-unes d’entre elles se convertirent au christianisme.

 

Ces conversions furent-elles l’explication de cette histoire passée sous silence jusqu’à nos jours ?

 

"Je me sens fautive d’être vivante alors que les autres sont morts dans les camps. En plus je me suis fait baptiser, c’est lourd à porter. C’est une trahison supplémentaire… Non, Une trahison tout court."   

Marie.W…  une des jeunes filles aujourd’hui âgée de 91 ans et sauvée par le Prêtre

 

Qui peut croire que le Maréchal Pétain joua à son insu un rôle important dans ce sauvetage ?

 

Pour sauver ces jeunes juives, le Père Piprot d'Alleaume se rend à Vichy. Le Maréchal Pétain l'attend. Laval est présent lors de cette entrevue. Le Père expose son projet : créer une école hôtelière en vue de former les adolescentes de la région Marseille-Toulon. Le Maréchal approuve vigoureusement cette initiative et lui promet même des fonds.

 

"Il va de soi, mon Père, que vous ne prendrez pas de juives." dit Laval

"Oh non, bien sûr que non."

 

Une demande de reconnaissance de juste, à titre posthume, au profit du Père Piprot d’Alleaume, le gardien de la grotte de Marie Madeleine,  a été faite auprès de Yad Vachem à Jérusalem, mais elle a été refusée.

 
 
 
 

Ce livre broché de 168 pages est paru le 27 septembre 2018 chez Le Lys Bleu 

Présentation de l'ouvrage par Nabil Ziani
Dans l’Algérie des années quatre-vingt-dix, deux jeunes gens se rencontrent à la fin de leurs études, alors que le pays bascule petit à petit dans la violence terroriste. Saïd, un kabyle, secrètement juif, rencontre Houria, musulmane, descendante d’une famille d’érudits. Ensemble, ils vont rentrer dans la Décennie Noire, témoins du basculement d’une société d’ordinaire paisible, vers un monde jusque là inconnu, celui de l’islamisme.

L’arrivée de la violence va contre-carrer les projets des jeunes amants.

Mardi 12 et Mercredi 13 Février 2019 à 20h30, est présentée à l’ESPACE RACHI, 39 rue Broca 75005 Paris : " Vie privée".

Cette pièce adaptée de l’œuvre de Philip BARRY "The Philadelphia Story", est jouée par la Troupe de l’Alliance : Flavy Attal, Paul Attal, Yves Benac, Simon Bitter, Evelyne Charbit, Serge Dahan Président de Morial, Francine Jochimek, Alain Jochimek, Paul Koskas, Géraldine Naccache.

  Cliquer sur le visuel pour l'agrandir

Synopsis

Dès le début de l’année 1941, Vichy déporte, des camps d'internement du sud de la France (tels qu'Argelès et Le Vernet) vers l'Algérie, les plus "indésirables", ceux qui sont considérés comme trop dangereux pour la sécurité publique : Djelfa est le plus grand de ces camps.

A l'approche de la guerre, le gouvernement français avait incorporé un grand nombre d'étrangers dans des CTE (compagnies de travailleurs étrangers).
Au lieu de démobiliser ces 40 000 hommes, le régime de Vichy, dès son arrivée au pouvoir, transforme ces unités de CTE en 100 groupes de travailleurs étrangers (GTE) qui travailleront sans rémunération dans l'industrie et l'agriculture.

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