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Bienvenue sur le site de l’association MORIAL

Notre objectif : sauvegarder et transmettre la mémoire culturelle et traditionnelle des Juifs d'Algérie. Vous pouvez nous adresser des témoignages vidéo et audio, des photos, des documents, des souvenirs, des récits, etc...  Notre adresse

 e-mail : morechet@morial.fr -  lescollecteursdememoire@morial.fr

L’ensemble de la base de données que nous constituons sera  régulièrement enrichie par ce travail continu de collecte auquel, nous espérons, vous participerez activement.  L'intégralité du site de Morial sera déposée au Musée d’art et d’histoire du Judaïsme (MAHJ) à Paris, pour une conservation pérenne .

Tlemcen, le kiosque à musique au centre ville
Médéa : rue Gambetta (1945)
Alger : rue d'Isly (1930)
Une oasis à Ouargla (Territoire du Sud algérien)
La Grande Poste d'Alger (Photo J.P. Stora)
Square Bresson
Lycée E.-F. GAUTIER D'ALGER
Service Alger - Bouzareah
Alger : le marché de la place de Chartres
MEDEA - Le Café de la Bourse
Guyotville - La Plage

Par Serge Dahan, Président de l'Association Morial

Au lever du jour, lorsque les caravanes quittent les hauts plateaux ou les rives de la Méditerranée, le Maghreb central est déjà en mouvement.

Entre le VIIIᵉ et le Xe siècle, cette région se trouve au croisement de mondes lointains : l’Afrique subsaharienne d’où viennent l’or et l’ivoire, la Méditerranée des ports marchands, et l’Orient où circulent les soies, les épices et les manuscrits.Dans ce vaste théâtre d’échanges, une figure discrète mais essentielle sillonne les routes : le marchand Radhanite.

Les sources médiévales décrivent ces Radhanites comme des marchands juifs polyglottes, capables de voyager de la France carolingienne jusqu’à Bagdad, en traversant terres chrétiennes et musulmanes.

 Information juive  N°131 de JUIN- JUILLET  1961 

On compte de nombreux Israelites parmi les victimes des récents attentats terroristes.

Le jeudi Ier juin, une bombe éclatait a Miliana, rue Fleurus, dans une épicerie tenue par les frères Abou. M. Abraham Abou a été tué sur le coup, tandis que son frère, Salomon , était grièvement blessé.

Quelques jours plus tard, M. Albert Agay, âgé de 29 ans , était tué a Oran, faubourg Medioni, d'une balle dans la nuque, alors qu'a Blida , une grenade, lancée dans un magasin tenu par MM. Oualid frères , agents commerciaux, les blessait tous deux grièvement .

Par Serge Dahan, Président de l'Association Morial

Dans le cœur des Oranais, Canastel reste un nom qui brille.
Pour beaucoup, il évoque les "jours d’avant", une Oran heureuse et insouciante, où la mer servait de décor à toutes les rencontres.
Le Casino de Canastel, sa piscine suspendue et ses soirées de musique, incarnaient cette « belle époque » : celle des robes d’été, des orchestres en smoking et des couchers de soleil sur la corniche.
« Quand on ferme les yeux, on revoit la terrasse du Casino, la mer bleue, les parasols, les rires et le piano. « C’était Oran. »
 
Perché sur la falaise, face au cap Rousseau, le Casino de Canastel était à la fois un lieu de loisirs, un lieu d’art et un lieu de vie. Le jour, on venait y nager dans la grande piscine, déjeuner sous les arcades ou descendre par le petit chemin menant aux criques secrètes. Le soir, les lampions s’allumaient, les musiciens accordaient leurs instruments, et Oran se faisait capitale de la fête.

par Serge Dahan Président de l'Association Morial

Les attentats terroristes ne frappent jamais au hasard, les lieux et les dates sont des choix délibérés, des messages adressés au monde entier.

En visant Hanouka à Sydney, comme l’ont fait avant eux les terroristes islamistes au Bataclan, au festival Nova ou sur les marchés de Noël, ils ne frappent pas seulement des innocents : ils visent une civilisation, une civilisation qui croit en la vie.

Dans l’histoire du terrorisme islamiste, les dates et les lieux sont des armes symboliques. Lorsqu’un attentat est perpétré à Sydney le jour de Hanouka, ce n’est pas un malheureux hasard, c’est un message clair. Une attaque contre tout ce que Hanouka et Noël incarnent : contre les valeurs judéo-chrétiennes, contre la lumière, contre la vie célébrée.

par Serge Dahan Président de l'Association Morial

Avant 1962, dans les ruelles d’Alger, d’Oran, de Constantine ou de Tlemcen, la Tsedaka n’était pas un geste charitable, c’était un mode de vie, une respiration collective.

Chaque membre de la communauté savait qu’il était responsable de l’autre, selon la maxime du Talmud “Kol Israël arevim ze laze” « Tous les Juifs sont responsables les uns des autres ».

Au cœur des communautés juives d’Algérie, à Alger, Oran, Constantine, Bône ou Tlemcen, la Tsedaka était bien plus qu’une vertu morale, elle formait le système social de la communauté.

Dans un monde où l’État providence était encore balbutiant, les Juifs s’étaient dotés de leurs propres structures d’entraide, organisées, rigoureuses et profondément enracinées dans la loi juive.

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