PARACHA TSAV
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Lecture de la Torah : Tsav, Lévitique 6:1 - 8:36 14 Nissan 5781 - 27 mars 2021
LA FLAMME EST ETERNELLE
Par Caroline Elishéva REBOUH
Cette sidra nous entretient d’un autre aspect de la tâche du Cohen. La Torah rapporte que HaShem a demandé à Moïse "d’ordonner" à Aharon et à ses fils ; les Sages notent que ce n’est pas ainsi qu’il faut le comprendre mais dans une acceptation différente : se hâter להזדרז .
ALGÉRIE - LES OUBLIÉS DU 19 MARS 1962, par ALAIN VINCENOT
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Cet ouvrage broché de 352 pages est paru aux éditions de l’Archipel en février 2019.

Spécialiste de l'Histoire contemporaine, Alain Vincenot réhabilite l'histoire oubliée des victimes, directes ou indirectes, de la guerre d'Algérie, pieds-noirs et harkis principalement. Le livre inclut de nombreux témoignages inédits.
Signés le 18 mars 1962, les accords d'Évian, censés mettre fin à la guerre d'Algérie, prévoient un cessez-le-feu le lendemain à midi, les deux parties s'engageant à « interdire tout recours aux actes de violence, collective ou individuelle ». Il n'en sera rien.
Aussitôt, massacres et enlèvements se multiplient pour pousser les pieds-noirs au départ.
L’ORT en Algérie (1946 – 1962)
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Par Laure Fourtage
Jacques Lazarus, délégué d'ORT-France en Algérie, et Georges Emsalem, directeur du centre d'Alger, 1948, Archives ORT-France
En Russie à la fin du XIXe siècle, les fondateurs de la Société de propagation du travail industriel et agricole, plus connue sous le nom "ORT", estimaient que seule une refonte radicale de la structure économique de la population juive permettrait d'améliorer à terme sa situation.
À cet effet, il était nécessaire selon eux de la diriger vers les métiers manuels, peu pratiqués jusqu'à cette époque.
La nouvelle institution exerça alors son action dans deux directions : la formation professionnelle des jeunes et des adultes, avec la création d'écoles, et l'aide aux artisans et agriculteurs.
Les centres de formation de l’ORT en Algérie
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Par Laure Fourtage
Elèves de l'école de jeune fille en cours de dessin artistique à Alger en 1953. Archives ORT-France
Trois centres de formation furent créés successivement dans les trois villes où la population juive était la plus forte.
↪ Le premier ouvrit ses portes au 8, rue Léon-Roches, à Alger, le 5 mai 1947, sous la direction de Georges Emsalem, lequel cumula à partir de 1952 la fonction de secrétaire général de l'association ORT-Algérie nouvellement constituée. Ces locaux réaménagés avaient abrité pendant la guerre l'école artisanale de la Société d'étude d'aide et d'assistance subventionnée par l'ORT. Les garçons pouvaient chosisr entre trois spécialités : la menuiserie, la mécanique et l'électricité.
Maquette de la synagogue de Wysokie Mazowieckie par les élèves des écoles de l'ORT (mahJ)
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Alger, Constantine ( Algérie) 1948-1952
photo © mahJ
Description
En bois avec parties métalliques, cette maquette a pour dimensions : H. 34,5 - L. 40,5 - Pr. 40,5 cm
Il s’agit d'une petite synagogue, base carrée, deux étages, coiffée d'un toit pyramidal, bordée d'annexes sur deux cotés contigus, surmontées de toit à quatre pans aux angles et de deux toits à deux pans au-dessus des deux entrées distinctes (hommes et femmes)
Construite vers la fin du 17e, dans la région de Bialystok d'après un dessin de Z. Gloger, 1870.
Jacques Lazarus, Itinéraire d'un Juif de France
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"Jacques Lazarus, itinéraire d'un Juif de France dans le siècle : de la métropole à l'Afrique du Nord (1943-1962)". Par Jacques Bernard Sadon, Docteur en Histoire contemporaine.

Analyse de l'ouvrage écrite par Paul Benaïm
Le livre qui fait l'objet de cette analyse porte sur les années de résistant de Jacques Lazarus* pendant la deuxième Guerre Mondiale, puis sur son séjour en Algérie de 1946 à 1962, années marquées par sa participation à la création d'écoles de l'ORT, et par son activité de militant, devenu le porte-parole de la communauté juive pendant la guerre d'Algérie.
Le 8 mars 2011 a eu lieu à l'Ecole militaire de Paris, sous le haut patronage du Ministère de la Défense une table ronde "Mémoires résistantes" sur le thème des résistances juives pendant l'occupation.
FEMMES JUIVES D'ALGÉRIE
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FEMMES JUIVES D'ALGÉRIE
Par
Joëlle Allouche-Benayoun
Les Juifs d'Algérie comprirent que l'école, puissant processus de "francisation" était aussi un agent de promotion sociale et d'émancipation.
Nous faisons l'hypothèse, étayée par de nombreux témoignages, que les femmes furent tout autant des "gardiennes de la tradition" que des "portiers" importants de la modernité. Elles furent celles qui, même maladroitement, introduisirent les modes de vie, la langue, les vêtements du colonisateur admiré au sein du foyer domestique.
Les récits de vie recueillis rappellent l'influence exercée par les maîtres d'école sur l'évolution des mentalités. Dans la société traditionnelle juive, les garçons n'étaient pas analphabètes ; dès le plus jeune âge, ils apprenaient à déchiffrer l'hébreu, à discuter les textes sacrés. Mais cet enseignement répandu en Algérie était réservé aux seuls garçons ; les filles en étaient exclues.
Or dès 1842, douze ans seulement après la conquête, les observateurs notent la présence à l'école française d'Alger d'un nombre croissant de fillettes juives. À partir de 1882, comme en France, l'école primaire devint laïque, obligatoire et gratuite. Les juifs comprirent rapidement quelle chance leur était offerte et, dès la fin du XIXe siècle, non seulement les garçons mais aussi les filles y étaient de plus en plus nombreux. Et même si plus souvent que les garçons les filles étaient retirées de l'école, sa fréquentation marquait profondément les mentalités. Les fillettes découvraient un monde nouveau ; leurs enseignants professaient les idéaux républicains : "liberté, égalité, fraternité".
Enfants au tout début du siècle, soit après soixante-dix ans d'influence française en Algérie et près de trois décennies après le décret Crémieux, âgées de soixante-dix ans et plus dans les années 1970-1980, ces femmes gardaient un souvenir émerveillé de l'école primaire de la Ille République.
Pour la majeure partie d'entre elles, la scolarisation a profondément modifié leur conscience de petites filles, puis de femmes, les amenant à se concevoir comme des êtres humains au moins aussi intéressants que leurs frères ou que les hommes de leur famille.
C'est en classe qu'elles acquirent une dignité, une ouverture sur l'autre, qui les ont profondément marquées.
Entre 1896 et 1962, une centaine d'ouvrages littéraires furent publiés par des juifs d'Algérie, dont près de 20% écrits par des femmes.
On y trouve des romans, des contes et des nouvelles, mais aussi des récits autobiographiques, des recueils de poésie, des pièces de théâtre. Quelques-unes d'entre elles accédèrent à une certaine notoriété, y compris en "métropole".
La célèbre Élissa Rhaïs, auteur de douze titres à succès, fut reçue dans tous les salons littéraires parisiens au cours des années 1920, et collabora activement aux mouvements et aux revues féministes de son époque.
Blanche Bendahan fut, quant à elle, lauréate en 1930 du grand prix de l'Académie française pour son roman Mazaltob, qui met en scène la condition féminine juive, conçue comme une fatalité (une mère meurt en enfantant, une jeune fille aime un chrétien qu'elle ne peut épouser, etc.).
Les ordres paternels étaient exécutés sans protestation. Dans les milieux modestes, on retirait les petites filles de l'école, même si elles étaient douées.
Certains pères les mariaient, ou les mettaient en apprentissage dans l'entreprise familiale, ou les «plaçaient» à l'extérieur sans leur demander leur avis. D'autres refusaient de les laisser exercer le métier qui les attirait.
Dans les années 1950 encore, la jeune fille titulaire d'un diplôme universitaire n'avait qu'un choix si elle voulait travailler : quitter l'Algérie. En effet, dans la bonne société judéo-algérienne, il était assez rare qu'une femme instruite mette à profit ses diplômes ; elle pouvait, à la limite, aider son mari, mais non exercer une profession indépendante. Pourtant, entre les deux guerres déjà, certaines devinrent enseignantes ou médecins - mais non sans mal.
À partir des années 1930, les métiers exercés par des femmes se diversifièrent. Cette tendance s'accentua au lendemain de la Seconde Guerre mondiale : aux couturières et aux cuisinières, les progrès de l'instruction firent succéder les sténodactylos, les secrétaires, les employées de la fonction publique, les Institutrices pour les plus cultivées.
En cela, les femmes juives d'Algérie évoluèrent, sociologiquement et psychologiquement, comme l'ensemble des femmes françaises de leur génération, dont elles partagèrent le combat pour une plus grande égalité.
La naturalisation collective par le décret Crémieux, la forte concentration urbaine, la scolarisation dans l'enseignement public ont accéléré l'évolution culturelle de la judaïcité algérienne. L'école plus particulièrement a accompli sa mission de « francisation
L'analyse fine des processus d'acculturation révèle à la fois la permanence de certains modes de vie, de certaines coutumes et traditions, de croyances et de superstitions, ainsi que l'évolution progressive de cette judaïcité.
Dans l'organisation de leur vie familiale, dans leurs pratiques religieuses, dans leurs réseaux de sociabilité, dans leur vécu quotidien, les juifs d'Algérie conservent, aujourd'hui encore en France, des traditions du passé.
Mais hommes et femmes d'Algérie s'étaient déjà transformés sur place, là où ils avaient toujours vécu. Devenus citoyens français, leurs combats se sont confondus avec ceux de leurs compatriotes.
Références de l'extrait de ce texte : Pages 215 à 218 de l'ouvrage "Juifs d'Algérie" publié par le mahJ (Musée d'art et d'histoire du Judaïsme) en septembre 2012
Echet Hayil
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Par Nicole Squinazi Teboul

Echet Hayil est tirée du chapitre 31 du "Livre des Proverbes".
Selon la tradition, ce texte a été écrit par le Roi Salomon, en acrostiche. Le premier mot est Echett Hayil, qui signifie la Femme Vaillante. Chacun des vers suivants commence avec une des lettes d’Echett Hayil. De sorte, qu’Echett Hayl, se lit aussi verticalement à l’initiale de chaque vers.
Ce passage est très populaire, dans le judaïsme. Echett Hayil décrit une femme vaillante ou vertueuse et la conduite qu’elle adopte à chaque moment de sa vie. C’est un poème qui est chanté à Chabbat, par le mari à son épouse, le vendredi soir, à la table du foyer.
Élissa Rhaïs, conteuse algérienne (1876 -1940)
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Par Albert Bensoussan
Elissa Rhaïs vers 1920
S'il est une figure marquante des lettres juives d’Algérie, c’est bien celle d’Elissa Rhaïs, née Rosine Boumendil auteur de romans et de nouvelles orientalistes se déroulant en Algérie
Personnage haut en couleurs, romancière féconde et à succès, dans le Paris des années 20, mais aussi femme énigmatique sur lequel la légende a pris corps et s’est fortifiée jusqu’à présent.
Il faut savoir gré à Joseph Boumendil, responsable actif d’un kahal parisien et universitaire attaché à Elissa Rhaïs au moins par le patronyme, d’avoir pu mener, selon le propre sous-titre de son ouvrage, une "enquête sur la vie et l’œuvre d’Elissa Rhaïss".
Reine Chouraqui (1924 - 2021) : une grande résistante
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Reine Chouraqui, née à Oran le 29 septembre 1924, était une femme engagée, courageuse, résistante de la première heure, connue et appréciée de tous.

Le 10 février 2021, sur le site internet de l’association "Journée Nationale de la Résistance de Paris – Comité Parisien de Libération", a été annoncée sa disparition à l’âge de 96 ans.
Avant de déménager à Marseille, elle a vécu de 1927 à 1928, à Paris, avec sa famille : sa mère, Ester Benayoun, et son père, Chaloum Chouraqui, qui étaient tous deux citoyens juifs français ; ses frères et sœurs Joséphine (née en 1916), Dina (née en 1918), Léon (née en 1922) et Simone (née en 1927).
DES PIERRES SUR LES TOMBES
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Par Gérard Shimon Dadoun Petit –Fils de Grand Rabbin de Constantine Sidi Fredj Halimi

Durant très longtemps, je me suis posé la question, et cette question m’a été posée : "Pourquoi déposons nous des petits cailloux sur la tombe qu’une personne à qui nous rendons visites au cimetière ?".
La lecture des commentaires sur la Paracha VAYETSE, débute par le songe de Yaakov, où il voit une échelle dont les pieds sont sur terre et l’autre extrémité au ciel, sur laquelle montent et descendent des anges.
Du Rhummel au Kotel
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Par Alain Michel, directeur

Madame, Monsieur
Vous recevez cette lettre car vous avez acheté ces dernières semaines le livre de Georges Fhal, "du RHUMMEL AU KOTEL", qui est paru en novembre dernier. Peut-être connaissez-vous la triste nouvelle mais Georges Fhal nous a quittés la semaine dernière. De Constantine à Jérusalem, en passant par Marseille, Georges Fhal a passé sa vie à mener des projets et à construire un monde meilleur pour sa famille, ses amis, le peuple juif et l'ensemble de l'humanité. Il était également un merveilleux conteur et vous avez pu le constater à travers son ouvrage, qui a été le dernier projet qu'il a porté, avec l'aide précieuse, entre autres, de son épouse Arlette.


