La destruction de la synagogue Chaloum Lebhar, Un pan du patrimoine juif d’Algérie réduit au silence
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PAR SERGE DAHAN PRESIDENT DE MORIAL

Mi-octobre 2025, la synagogue Chaloum Lebhar, située dans le quartier de Bab El Oued à Alger, a été rasée par les autorités Algérienne.
Officiellement, la décision aurait été motivée par un « risque d’effondrement ».
C’est un bien symbole de plus de cent ans d’histoire qui vient d’être effacé des rues d’Alger.
Édifiée en 1894, sur un terrain de 180 m2 donné au consistoire d’Alger par Chaloum Lebhar, la synagogue du nom du bienfaiteur fut longtemps l’un des lieux les plus vivants du judaïsme algérien.
Capable d’accueillir jusqu’à 500 fidèles, la synagogue conçue pour de grandes célébrations, était orné d’une teinture rouge recouvrant le Tabernacle avec des céramiques de chaque côté.
Les familles y célébraient mariages, fêtes et offices. Elle faisait partie de ces lieux de culte qui tissaient le lien entre une communauté profondément enracinée dans la société algérienne et la ville qu’elle aimait.
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Notre Président d’honneur Didier Nebot
nous informe de la sortie de son nouveau livre le 21 janvier 2026
LE MANUSCRIT SACRE
Edition Erick BONNIER
Il sera disponible dans de très nombreuses librairies
Et dans les grandes enseignes ( Cultura, Gibert, Fnac, Amazon etc…)
En suivant la vie du rabbin de Tlemcen Éphraïm Aln’kaoua (XVe siècle), le Dr Didier Nebot a fait une découverte stupéfiante. Des centaines de manuscrits rares et précieux, la plupart écrits par des rabbins de toute l’Europe — séfarades et ashkénazes confondus — sont gardés depuis plus de 150 ans, dans de prestigieuses bibliothèques, dont la Bodleian Library d’Oxford.
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L’antisémitisme qui s’exprime dans les violences d’Alger en 1805 prend ses racines dans un antijudaïsme religieux ancien, issu de la culture de l'islam et transmis dans les sociétés du Maghreb.Ce massacre oublié révèle les racines religieuses et aussi sociales de l’antisémitisme musulman en Algérie.
Dans l’ordre musulman traditionnel, les Juifs et les chrétiens sont les « gens du Livre », tolérés mais soumis.
Leur statut de dhimmi leur permet de vivre parmi les musulmans, mais sous conditions : paiement d’un impôt spécial, port de signes distinctifs ; interdiction de construire des habitations qui dépassent en hauteur celles des voisins musulmans, interdiction de monter à cheval, interdiction d’occuper des fonctions de pouvoir...
Ce statut repose sur l’idée d’une supériorité spirituelle et sociale du musulman, les sources islamiques contiennent de nombreux versets accusateurs sur les Juifs, aussi en temps de crise, le Juif devient un bouc émissaire tout désigné.
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L’Appel national pour la tsédaka du : 4 novembre au 15 decembre 2025
- la grande campagne de collecte menée par le Fonds Social Juif Unifié.
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