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Militaires juifs d’Algérie, camps de travail et exigence d’une justice mémorielle
Par Serge Dahan, Président de l'Association Morial

Entre 1940 et 1943, plusieurs centaines de militaires juifs d’Algérie, soldats français mobilisés sous l’uniforme de la République, furent exclus de l’armée, internés dans des camps de travail et privés de leurs droits pour une seule raison : il étaient juifs.
Cette politique, décidée par l’État français sous le régime de Vichy, ne prit pas fin avec le débarquement allié de novembre 1942. Bien au contraire.
Internés à Bédeau dans l’Oranais, Teleghma dans le Constantinois ou dans d’autres camps, ces hommes furent humiliés, relégués hors du droit, réduits à une existence sans statut ni protection. Libérés tardivement, beaucoup ont pourtant fait le choix de reprendre le combat au sein de l’Armée française libre.
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Par Serge Dahan, Président de l'Association Morial

La chute de la IIIᵉ République et l’arrivée au pouvoir du maréchal Pétain entraînèrent en Afrique du Nord une rupture brutale avec la tradition républicaine d’égalité des citoyens, particulièrement pour les Juifs d’Algérie.
Entre 1940 et 1942, l’Algérie devint l’un des laboratoires de la politique antisémite du régime de Vichy.
Dans le sillage du Statut des Juifs, l’administration de Vichy en Algérie mettait en œuvre une série de mesures discriminatoires : quotas scolaires extrêmement restrictifs, exclusion des postes de responsabilités, confiscation ou mise sous tutelle de commerces et biens juifs, interdiction d’exercer certaines activités économiques.
Alger, Oran et Constantine, les Juifs — environ 120 000 personnes — sont recensés, fichés, exclus, spoliés, internés, et presque contraints au port de l’étoile jaune.
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Le Manuscrit Sacré
1 février 2026 de 17:00 à 19:00
A la Maison de la Culture Juive – 20 Rue André Pontier 94130 Nogent sur Marne
Entrée Libre – Séance de dédicace et Buffet de Tou Bishvat !
Inscription 06 13 08 15 95 ou en ligne https://my.weezevent.com/le-manuscrit-sacre
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Par Hubert HABIB,

A tous nos Amis, fidèles lecteurs du Billet dominical de la gazette se MORIAL.
Il reste encore parmi certains de nos adhérents des femmes et des hommes avec une expérience et un vécu de cette Algérie devenue lointaine.
A ceux et celles qui ont « encore » des souvenirs visuels, historiques, affectifs et olfactifs,
Ceux-là sont naturellement désignés pour entretenir, ce LIEN qui nous relie de nos Communautés de là-bas à l’ancrage en Terre de France ou en Terre Sainte, en Eretz Israël ?
Ceux-là ont la mission presque sacrée de perpétuer et de transmettre ces « parcelles de Mémoire » aux jeunes générations pour que notre Histoire en Terre d’Afrique ne sombre pas dans l’amnésie.
Le SITE DE MORIAL doit être le réceptacle de cette chaîne mémorielle.
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Par Serge Dahan, Président de l'Association Morial

La spoliation des biens des Juifs d’Algérie sous le régime de Vichy constitue l’un des épisodes les plus méconnus de notre histoire. Elle ne fut ni un dérapage ni une conséquence marginale de la guerre, mais une politique d’État délibérée, conçue et appliquée par l’administration française elle-même. En retirant la citoyenneté, en confisquant les biens, puis en fermant progressivement toute voie de recours, cette politique a détruit des existences. Il s’agit bien d’un vol légalisé, d’une justice absente et d’une responsabilité qui n’est ni pleinement reconnue ni réparée.
La spoliation des biens constitue l’un des actes fondateurs de la persécution des Juifs par le régime nazi. Elle n’est ni secondaire ni accidentelle, mais pensée comme une étape préalable et indispensable. Avant de prendre des vies, on commnce par retirer des droits ; avant d’effacer des existences, on confisque ce qui permet de vivre : un travail, une maison, un commerce, une terre. La dépossession précède la destruction.

