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Par Serge Dahan, Président de l'Association Morial

Au lever du jour, lorsque les caravanes quittent les hauts plateaux ou les rives de la Méditerranée, le Maghreb central est déjà en mouvement.
Entre le VIIIᵉ et le Xe siècle, cette région se trouve au croisement de mondes lointains : l’Afrique subsaharienne d’où viennent l’or et l’ivoire, la Méditerranée des ports marchands, et l’Orient où circulent les soies, les épices et les manuscrits.Dans ce vaste théâtre d’échanges, une figure discrète mais essentielle sillonne les routes : le marchand Radhanite.
Les sources médiévales décrivent ces Radhanites comme des marchands juifs polyglottes, capables de voyager de la France carolingienne jusqu’à Bagdad, en traversant terres chrétiennes et musulmanes.
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Information juive N°131 de JUIN- JUILLET 1961

On compte de nombreux Israelites parmi les victimes des récents attentats terroristes.
Le jeudi Ier juin, une bombe éclatait a Miliana, rue Fleurus, dans une épicerie tenue par les frères Abou. M. Abraham Abou a été tué sur le coup, tandis que son frère, Salomon , était grièvement blessé.
Quelques jours plus tard, M. Albert Agay, âgé de 29 ans , était tué a Oran, faubourg Medioni, d'une balle dans la nuque, alors qu'a Blida , une grenade, lancée dans un magasin tenu par MM. Oualid frères , agents commerciaux, les blessait tous deux grièvement .
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Par Serge Dahan, Président de l'Association Morial

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par Serge Dahan Président de l'Association Morial

Les attentats terroristes ne frappent jamais au hasard, les lieux et les dates sont des choix délibérés, des messages adressés au monde entier.
En visant Hanouka à Sydney, comme l’ont fait avant eux les terroristes islamistes au Bataclan, au festival Nova ou sur les marchés de Noël, ils ne frappent pas seulement des innocents : ils visent une civilisation, une civilisation qui croit en la vie.
Dans l’histoire du terrorisme islamiste, les dates et les lieux sont des armes symboliques. Lorsqu’un attentat est perpétré à Sydney le jour de Hanouka, ce n’est pas un malheureux hasard, c’est un message clair. Une attaque contre tout ce que Hanouka et Noël incarnent : contre les valeurs judéo-chrétiennes, contre la lumière, contre la vie célébrée.
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par Serge Dahan Président de l'Association Morial

Avant 1962, dans les ruelles d’Alger, d’Oran, de Constantine ou de Tlemcen, la Tsedaka n’était pas un geste charitable, c’était un mode de vie, une respiration collective.
Chaque membre de la communauté savait qu’il était responsable de l’autre, selon la maxime du Talmud “Kol Israël arevim ze laze” « Tous les Juifs sont responsables les uns des autres ».
Au cœur des communautés juives d’Algérie, à Alger, Oran, Constantine, Bône ou Tlemcen, la Tsedaka était bien plus qu’une vertu morale, elle formait le système social de la communauté.
Dans un monde où l’État providence était encore balbutiant, les Juifs s’étaient dotés de leurs propres structures d’entraide, organisées, rigoureuses et profondément enracinées dans la loi juive.
