Jeûne du 17 Tamouz 5785 (13 juillet 2025)
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Dans le calendrier hébraïque, le 17 Tamouz est un jour de jeûne..

Les jeûnes, pourquoi ?
On peut diviser les jeûnes du calendrier d’Israël en quatre catégories :
– Le jeûne de la Torah : Kippour.
– Les jeûnes liés à la destruction de Jérusalem et à l’exil : 3 tichri, 10 tévet, 17 tamouz, 9 av.
Le 2éme Pourim Edom d’Alger (11 tamouz)
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Le 2e Pourim Edom d’Alger a eu lieu le 11 Tamouz 5535 (8 juillet 1775), le 1er Pourim d’Alger s'est passé le 23 octobre 1541 (4 Héchvan 5302)
Le maréchal Alejandro O'Reilly par Francisco de Goya.
Historique
Il rappelle la tentative infructueuse du Comte Alejandro O'Reilly (1722 – 1794), officier irlandais gouverneur de Madrid, chargé par le roi d'Espagne Charles III (1716-1788) de commencer la conquête de la Berbérie.
Bien que cette campagne en Afrique du Nord échoua, la Communauté a décrété que cette journée du 11 Tamouz serait un Pourim Edom à cause du danger venu d'ennemis implacables, les Espagnols-encore eux !
Paracha PINHAS
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LECTURE DE LA TORAH : Pin'has, Nombres 25:10 - 30 23 - 23 Tamouz 5785 / 19 juillet 2025
LA VALEUR N'ATTEND PAS LE NOMBRE D'ANNEES par Caroline Elishéva REBOUH
Le fait d'énumérer la généalogie d'un héros biblique n'est pas une particularité mais les exégètes nous enseignent qu'à travers elle, nous pouvons comprendre des traits de caractère ou des motivations secrètes.
Ainsi, Aharon appartenait-il à la tribu de Lévy.
Haftara PINHAS
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Lecture : Jérémie 1:1 - 2:3
ELIYAHOU HANAVI par Caroline Elishéva REBOUH

La Haftara de Pinhas se trouve dans le premier livre des Rois du chapitre XVIII verset 46 au chapitre XIX verset 21 et on y voit un personnage aimé de tous que l’on évoque à chaque havdala ou sortie de shabbat ainsi qu’à chaque brith mila auxquelles il est tenu d’assister après qu’il ait exprimé son regret de voir que les gens pratiquaient moins la brith mila sur leurs enfants (Rois Ier livre chapitre XIX verset 14).
D’après le fait que la généalogie d’Eliyahou HaNavi (le Prophète Elie) ne soit pas citée, la tradition fait de lui un être d’essence angélique et ce bien que soit attachée au personnage la personnalité de Pinhas, petit-fils d’Aharon HaCohen.
La sagesse de Ch’ra
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par Albert Bensoussan

Ce personnage légendaire, mythique, oral ou littéraire, qui a parcouru tout le monde méditerranéen et moyen-oriental depuis des siècles, reste toujours vivace à la mémoire, et donc sur les lèvres des conteurs.
Mon père, qui avait appris l’arabe littéraire avec le professeur Soualah Mohammed, avait comme livres de lecture ces fascicules mal ficelés – presque des feuilles volantes – qui répandaient aux quatre vents les faits, dits et gestes de ce drôle, ce personnage des terres musulmanes – et juives – qui joue les idiots pour mieux affirmer le pouvoir de son intelligence.
L’espagnol a une expression pour désigner ce genre d’insupportable : el tonto listo, le sot avisé.
Quand j’enfonce un clou dans la terre, que devient la terre occupée par le clou ?
Ainsi mon père lançait-il la drôlerie du personnage qui faisait passer une nuit blanche au Sultan en lui posant d’insolentes questions, d’insolubles problèmes.
Le clou de Dj’ha
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Dj’ha possédait une maison dont il avait hérité de son père.
Tout le monde en parlait tant elle était spacieuse et bien placée. De nombreux villageois se faisaient souvent inviter pour n'importe quel prétexte. A de nombreuses reprises, un riche commerçant avait fait d'alléchantes propositions de rachat à Joha qui à chaque fois les avait déclinés.
Mais le riche commerçant ne cédait pas et chaque jour il revenait en augmentant son offre. Un beau jour, et sous la demande de son épouse, il finit par accepter.
Dj’ha posa cependant une condition avec l’acheteur à qui il dit :
L’histoire de Dj’ha, de son fils et de leur âne
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1- Dj’ha et son fils, alors qu’ils se préparaient à voyager, montèrent sur le dos de leur âne et prirent leur chemin. Sur la route, ils traversèrent un village ou ils entendirent les gens dire :
- Regardez ces deux personnes sur le dos de leur âne, ils n’ont vraiment aucune pitié pour cet animal.
2- Avant d’atteindre un second village, le fils prit donc le soin de descendre du dos de l’âne. Ainsi, lorsqu’ils traversèrent le village, ils entendirent les gens s’écrier :
CONTES ET RÉCITS DES JUIFS D'ALGÉRIE
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Par Simon Darmon
Cet ouvrage broché de 456 pages est paru le 15/09/2007
Quatrième de couverture
L'imagination allait bon train faute de recul dans l'espace (on ne voyageait pas beaucoup). Et ceux qui voyageaient, de retour au pays, au bercail, venaient raconter leurs histoires extraordinaires qui faisaient très vite le tour du globe, c'est-à-dire du petit village.
Et quand on avait de la chance, l'histoire se faisait savoir dans tout le département. Les gens étant relativement pauvres dans l'ensemble, beaucoup de récits sur les riches et les horizons intouchables de l'opulence circulaient grâce à "Nos Juifs d'Algérie" - j'ai envie de dire nos petits Juifs- ont trouvé leur place dans ce contexte.
Histoires de Ch'ha de ANDRE NAHUM
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Livre broché de 141 pages, paru en 1986 aux Editions Bibliophane.
Quatrième de couverture
« Lorsqu’on lui demandait :
- Ou est ton oreille, Ch’ha ?
il passait son bras droit par-dessus la tête et, touchant son oreille gauche, disait :
- La voilà !
- Mais pourquoi fais-tu cela ? Lui objectait-on, ne te serait-il pas plus simple de toucher de ta main l’oreille du même coté ?
- Ce serait plus simple, en effet, mais si je faisais comme tout le monde, alors je ne serais plus Ch’ha ! »
LES CONTES DE BOGHARI
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Par Simon DARMON

Les quelques contes de Boghari que nous avons inclus ici font partie d’un recueil de récits racontés par notre oncle Moïse (Maurice) SERRAF et que son fils Guy a transcrits « pour qu’on n’oublie pas ».
C’était autour de 1900 et on se les racontait en arabe ou en français ou dans les deux à la fois.
Tous ces contes ont circulé dans notre famille et circulent encore. Mon cousin Guy, aujourd’hui décédé, m’a donné un exemplaire de cette littérature en me priant de le faire connaître. C’est ce que je fais ici, en partie.
Ces récits constituent une richesse folklorique et l’ensemble du recueil constitue un sauvetage du trésor verbal populaire autant qu’un témoignage de l’humour et des finesses de pensées d’un monde à peu près disparu, celui qui précède le développement des grandes techniques industrielles.
La communauté juive de BOGHARI (avant 1962)
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Par Emile Ayache
Petite ville à environ 140 km au sud d'Alger. On y comptait entre 150 et 200 Juifs.
Il y avait deux synagogues: celle du Ksar et celle du village (dont l'architecture rappelait singulièrement celle des synagogues d'Alsace).
On avait connu les rabbins Simon Serraf (fin du 19e siècle et jusqu'en 1911), Abécassis, Hamiache, Yahia Bendavid.
Conte de Boghari : "Bonnes mesures"
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Par Simon DARMON

Vers onze heures, au jour du grand marché, les rues étaient encombrées de calèches pimpantes attelées de chevaux fringants ornés de pompons et de clochettes.
Les gens riches faisaient charger par leurs serviteurs des paniers de provisions et des colis contenant cent objets divers pour la joie des femmes et des enfants.
A l'ombre d'une arcade, quelques vieillards, enveloppés dans leur burnous, étaient assis par terre, en tailleur, contemplant les allées et venues.
Conte de Boghari : "L'anisette"
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De Simon DARMON

Un grand gaillard dans la force de l'âge vivait du revenu de ses orangeraies. Célibataire, il passait son temps à boire avec des amis, juifs et arabes.
Les gens sérieux blâmaient sa conduite, et les bons musulmans lui reprochaient de boire de l'alcool.
Un nouveau Cadi avait été nommé depuis peu. Homme sévère et soucieux de l'ordre, celui-ci se rendit chez le propriétaire de mauvaise réputation.


