LE JUDAISME ALGERIEN - REFLEXIONS (1391 - 1509)
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Par Yossef CHARVIT

A part le fait que la communauté de Tlemcen fut détruite, on ne sait presque rien sur les Juifs d'Algérie pendant le règne des Almohades aux XIIe et XIIIe siècles. De toute manière, après cette période de troubles, la population d'Algérie avait beaucoup diminué.
Aux XIIIe et XIVe siècles, des commerçants juifs demeurant en Algérie avaient des contacts réguliers avec d'autres pays, surtout la Catalogne, ces liens permettaient de rester en relation avec des communautés juives plus développées.
(25) Rabbi Itshak bar Chéchet (1326-1408)
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Par Didier NEBOT
Tombe d'Isaac Ben Chechet à Alger, tableau de Wilhelm Gentz.
Rabbi Itshak bar Chéchet, soit le Ribach, est né à Barcelone en l'an 5086 soit en 1326. Il eut comme maîtres : rabbi Hasdaï Crescas, rav Peretz Hacohen et Rabbénou Nissim bar Réouven Gironde. Ce dernier était son maître par excellence. A Barcelone, il s'occupait de la communauté. La nature de ses fonctions nous est inconnue et, en l'an 1370, à la suite d'une dénonciation, il fut mis en prison en compagnie de ses frères, d'autres Sages et membres de la communauté. Au terme du procès ils furent acquittés et relâchés. En 1372, le Ribach quitte Barcelone et se rend à Saragosse où il est accepté par la communauté en tant que rabbin.
Etude sur les familles juives de Tlemcen
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Par Roger METTOUT
Les renseignements recueillis sur divers sources ont permis à Roger Mettout de compléter sa base de données.

Il nous informe qu’il continue toujours ses recherches sur les Familles Juives de Tlemcen.
Son étude comporte à ce jour près de 46 000 personnes recensées : personnes nées à Tlemcen avec leur (s) époux ou épouse (s) et toute leur descendance, ainsi que plus de 3 500 photos.
Pour consulter cette étude :
1) Il convient de créer un compte sur HEREDIS
2) Pour raisons de sécurité, l'accés est à demander à l'adresse mail : r.mettout@orange.fr
REGARDS SUR LES JUIFS D'ALGÉRIE
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Par Robert ATTAL
En couverture Inauguration de la synagogue d'Alger
Cet ouvrage broché de 252 pages a été publié le 3 mai 2000 aux Editions L'Harmattan
Résumé
Il y a plus d'un quart de siècle que les Juifs d'Algérie ont abandonné en masse leur terre natale pour des cieux plus sereins.
Après avoir surmonté les difficultés de l'adaptation dans leur nouvelle vie sociale, l'heure est aujourd'hui à la recherche de leur identité et de leur patrimoine culturel.
En présentant dans ce recueil des textes choisis inconnus ou méconnus, l'auteur fait une œuvre de mémoire.
Les Juifs d''Afrique du Nord - De Didon à De Gaulle
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De Sarah Taïeb-Carlen

Préface de Joseph Sitruk, Grand Rabbin de France
Cet ouvrage de 228 pages a été publié le 8/1/2016 par l’éditeur : Sepia
Selon la légende, Carthage a été fondée au IXe siècle av. J.C. (en -814) par Didon, princesse de Tyr en Phénicie,
Résumé :
Déjà présente en Afrique du Nord il y a presque trois mille ans, la communauté juive a réussi à conserver sa cohésion et son identité par-delà les événements historiques et les mouvements de populations qu'a connus la région.
(N°21) L’ANTIJUDAÏSME QUI DONNA NAISSANCE A L’ANTISEMITISME
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Par Didier NEBOT
Naissance et baptême de Saint Jérôme, miniature d’Étienne Colaud
Ces textes haineux et violents repris par la suite par bon nombre d’auteurs chrétiens allaient être le fondement de ce qui sera plus tard appelé l’antisémitisme.
Initialement il n’était pas question pour les Pères de l’Eglise de faire disparaître le Judaïsme, la théologie chrétienne lui assigne un rôle à jouer. Même après la venue du Christ qu’ils ont rejeté, les Juifs ont une place à tenir, ils seront des témoins. Aussi l’Eglise veille à leur survivance, la haine ne doit pas aller jusqu’à leur extermination. On leur reconnait le droit à l’existence qu’on refuse aux hérétiques et aux païens, car l’Eglise considère comme un devoir de prier pour le salut de l’âme des Juifs.
(N°22) Fin du judaïsme fort et puissant
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Par Didier NEBOT
L'Encyclopédie berbère est une encyclopédie lancée en 1984 par Gabriel Camps, sous l’égide du Conseil international de la philosophie et des sciences humaines de l’UNESCO.

Histoire de l'Afrique du Nord : Des origines à nos jours
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De Bernard Lugan
Résumé
L'Afrique du Nord est formée de cinq pay s (Égypte, Libye, Tunisie, Algérie et Maroc) que ce livre présente dans leur longue durée historique.
À l'est, centrée sur l'étroit cordon du Nil, l'Égypte développa, dès le 5e millénaire av. J.-C., une civilisation aussi brillante qu'originale.
À l'ouest, en Berbérie, apparurent au VIe siècle av. J.-C., trois royaumes berbères dont les limites correspondaient aux actuels États du Maghreb. Rome imprégna ensuite toute la région de sa marque.
Les Berbères : Mémoire et identité
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Par Gabriel CAMPS

Cet ouvrage de 352 pages a été publié le 15/10/2007 par Actes Sud.
Résumé
Connus dès le temps des pharaons, les Berbères ont subi au fil des siècles de nombreuses influences extérieures mais sont restés fidèles à leurs coutumes, leur langue, leurs traditions. Portrait d'un peuple au fil de l'Histoire.
Biographie de l'auteur
Né en Algérie en 1927, décédé en 2002, Gabriel Camps a consacré sa vie à l'étude des Berbères. Professeur émérite de l'université de Provence, il a occupé de hautes fonctions scientifiques en Algérie et en France. Préhistorien et protohistorien, il était le plus grand spécialiste de l'histoire des Berbères et avait à ce titre créé l'Encyclopédie berbère, dont il a dirigé la publication jusqu'à sa mort (vingt-huit volumes parus chez Edisud).
(N°18) La KAHENA DERNIER SOUVERAIN BERBERE
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Par Didier NEBOT
«La Kahéna rentra dans son pays et continua à régner cinq ans sur l’Ifrikia et à gouverner les berbères.[1] »
La Berbérie échappait donc encore une fois aux Arabes. L’autorité de la Kahéna était reconnue par toutes les tribus voisines. Les Grecs, en tant que puissance, avaient été évincés, bien qu’il restât probablement des garnisons éparses n’ayant pas rejoint Constantinople.
(N°19) FIN DU REGNE DE LA KAHENA
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Par Didier NEBOT

Ainsi aux alentour de l’an 700, Hassan, à la tête, d’une armée nombreuse, marcha sur l’Aurès.
De nombreux Berbères se portèrent à la rencontre d’Hassan et lui promirent obéissance, lui demandant son aide contre la Kahéna et se plaignant des procédés de cette dernière[1].
« Les Berbères abandonnèrent la Kahéna pour faire soumission à Hassan… Ce dernier marcha contre les berbères qui obéissaient encore à cette femme et les mit en pleine déroute.[2] »
Après avoir vu le peuple berbère se détourner d’elle, Dahia eut donc la douleur de voir son fils adoptif, qui, vraisemblablement, était aussi son amant, la trahir au dernier instant.
(N° 17) VICTOIRE DE LA KAHENA SUR LES ARABES
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(N° 17) VICTOIRE DE LA KAHENA SUR LES ARABES
Par
Didier NEBOT
L’étape suivante verra l’élimination des Byzantins.
Comprenant l’erreur d’Ocba qui avait agi avec précipitation en se lançant dans la conquête de l’Afrique, Hassan ibn-Noomane décide de partir avec une armée beaucoup plus importante et de s’attaquer aux villes côtières avant de conquérir le reste du pays.
Il reprend Kairouan en 691, puis se heurte à plusieurs reprises aux Byzantins, qu’il chasse définitivement d’Afrique. Carthage est rasée et, en 698, c’en est fini de cette ville, fierté de la région depuis tant de siècles (53). À la place, il fait bâtir, non loin de là, la ville de Tunis.
C’est alors qu’entrent en lice la Kahéna et sa tribu. Les historiens arabes, qui relatent d’ordinaire les faits avec concision et sécheresse, tracent pourtant de cette femme, qui paraît avoir excité leur imagination, un portrait vivant.
« La mort de Koceila eut pour conséquence de faire passer la primauté à une autre tribu aurasienne, celle des Djéraoua, qui dominait l’Aurès oriental... Ce ne sont plus des chrétiens comme les Ouaréba, mais bien des juifs. Ils sont grands nomades chameliers à peu près purs, de nouveaux venus, n’ayant pas, comme les Ouaréba, une association d’intérêts et d’idées avec le latinisme et le christianisme. Cette fois le trône revient à une femme, la Kahéna, et dans la société berbère une femme qui commande aux hommes a un caractère sacré (54), quelque chose de marabout. Mais ce n’est pas en arabe qu’il a ce sens, c’est en hébreu, et probablement aussi en punique. On incline à croire que l’étymologie hébraïque est la bonne (55) »
« Dotée d’une grande beauté, elle était recherchée en mariage par les chefs les plus puissants. Elle repoussa les offres d’un jeune homme que son caractère cruel et ses habitudes de débauche lui rendaient odieux. Son père, chef suprême de la tribu étant mort, ce fut ce prétendant évincé qui fut appelé à lui succéder. Il fit peser sur ses sujets la plus insupportable tyrannie. La Kahéna forma le projet de délivrer son peuple du monstre qui l’opprimait. Elle annonça son mariage avec le tyran, qui se réjouissait déjà de goûter le triomphe si longtemps désiré. Elle l’épousa et lui plongea un poignard dans le sein. La libératrice fut immédiatement proclamée chef par ses compatriotes (56). »
De son vrai nom Dahia, elle sut s’imposer auprès de tous les Berbères qui la redoutaient et lui obéissaient.
« Quand Hassan ibn-Noomane eut chassé les Grecs, il séjourna quelque temps à Kairouan pour donner du repos à ses troupes. Ayant demandé aux habitants quel chef puissant restait encore en Ifrikia, il lui fut répondu que la Kahéna exerçait un pouvoir tel que, s’il parvenait à vaincre cette femme, il serait maître absolu de tout le Maghreb. Il se mit donc en marche vers l’Aurès. À la nouvelle de cette menace, la Kahéna descendit de ses montagnes à la tête d’une armée innombrable... et fit halte près d’une petite rivière, la Meskiana (57), où se trouvait Hassan.
Vu l’heure avancée, ce dernier n’accepta pas la bataille. Les deux armées passèrent la nuit en selle. Au point du jour, elles se précipitèrent l’une contre l’autre, la mêlée fut affreuse et les Berbères restèrent vainqueurs. Mis en déroute, Hassan fut poursuivi jusqu’à ce qu’il eût dépassé le territoire de Gabès, trouvant refuge seulement dans la province de Tripoli (58) »
C’est ici que la Kahéna fit une erreur qui lui sera fatale par la suite. Au lieu de poursuivre son ennemi et de le chasser définitivement d’Afrique, elle laissa Hassan reconstituer ses forces dans ce coin de la Cyrénaïque.
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53 Une remarque s’impose cependant, car les historiens arabes indiquent toujours des dates précises, mais qui ne sont jamais les mêmes. Ils se contredisent sur la prise de Carthage, les batailles de la Kahéna et la date de la mort de cette dernière. Ainsi, la conquête de Carthage a lieu pour les uns en 695, pour d’autres en 696, pour d’autres encore en 698. La mort de la Kahéna se produit entre 698 et 705. C’est pourquoi il existe une certaine approximation dans les dates, qui ne remet pas en cause le déroulement des événements.
54 En-Nowaïri écrit : « Cette femme prédisait l’avenir, et tout ce qu’elle annonça ne manqua jamais d’arriver. » Propos confirmés par d’autres auteurs arabes.
55 E.F. Gauthier, Le passé de l’Afrique du Nord. Une réserve cependant, à mon sens : les Djéraoua,relativement nouveaux venus dans la région, étaient des semi-transhumants plutôt que de purs nomades sahariens.
56 Lartigues, Monographie de l’Aurès, tiré de Ibn Khaldoun.
57 Les historiens arabes se contredisent sur ce point : la bataille de la Meskiana s’est-elle déroulée une fois Carthage détruite ou alors que la puissance grecque était encore installée. Pour ma part, il semble logique qu’elle ait eu lieu après la déroute byzantine.
58 Sur cette bataille, voir les textes arabes de El-Kairouani, El-Bayan, El-Bekri, En-Nowaïri, Bolbenï. Selon El-Bekri, la bataille aurait eu lieu sur le territoire de Gabès.
Les enfants d'Yishmaël - Itinéraires séfarades maghrébins, du Moyen Age à nos jours
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Par Denis Cohen-Tannoudji

Cet ouvrage broché de 442 pages a été publié le 26 octobre 2010 par l’éditeur Hermann
Résumé
L'historiographie sur les Juifs d'Afrique du Nord est encore loin d'être aussi riche que celles sur les autres communautés juives ; cet essai a donc été conçu pour combler cette lacune.
À partir du dépouillement systématique des documents littéraires et rabbiniques de la famille Cohen-Tannoudji, l'auteur brosse le tableau historique des Juifs maghrébins du Moyen Âge à nos jours.


